War-and-Peace

Cr le : 22/11/2002

Edition du : 22/11/2002

Auteur : Redge












La fiche technique







































Developpeur Microds
Editeur Microds
Site officiel oui (Fr)
Type RTS « classique »
Sortie Disponible
Prix public 54.99€  la boutique
Dmo non
multijoueur non
Les plus

L’ambiance Napolonienne
De la stratgie comme on l’aime
La dure de vie
Les possibilits stratgique

Les moins

L’absence de mode multi
Le graphisme parfois dpass
La prise en main parfois dlicate

Le verdict

Un trs bon RTS comme on aimerait en voir plus souvant. Quand mme reserv aux « puristes ».
Malgr quelques dfauts, le plaisir est l et c’est tout ce qu’on demande!

La note de JS (/20)

16



 


Si certains jeux de stratgie s’tendent sur plusieurs sicles ou plusieurs millnaires, War and Peace couvre une priode beaucoup plus restreinte : 1796-1815.
Sous cette appellation vraisemblablement et  trs juste titre inspire du roman fleuve de Tolsto, se cache un jeu de stratgie comme on en fait plus, comme une adaptation pure d’un jeu de stratgie de plateau. Puristes rjouissez-vous ! quand aux autres, peut-tre allez vous comprendre ce qui un jour  conduit les plus vieux d’entre nous aux jeux de stratgie.


Oubliez deux secondes les mga-hits que sont ( juste titre) Warcraft et AOM, et immergez vous dans l’univers des Empires de la priode Napolonienne. Partez  la conqute de l’Egypte, ou de n’importe (ou presque) quelle autre partie du monde. Grez  votre empire de main de matre, et soyez un vrai Napolon, pas un Christian Clavier…


Mais voyons en dtails ce jeu avant de vous faire part de notre critique :


Principe du jeu


Dvelopp et distribu par Microds, War and Peace est un jeu 100% franais, au cas ou il y en aurait encore qui penseraient que la France ne sait pas faire de bons jeux. Ce jeux s’inscrit dans la veine des Europa Universalis, avec une approche peut-tre plus ludique et moins complexe. War and Peace pourrait tre le mariage parfait entre Europa Universalis et Fields of Glory, ce dernier tant un titre que les plus vieux doivent connatre, j’espre…


Le principe du jeu est assez simple : vous tes  la tte d’un des 6 grands empires de l’poque Napolonienne (France, Angleterre, Prusse, Russie, Autriche et empire Ottoman). Sur une carte du monde, faite voluer votre empire au grs des alliances et trahisons pour atteindre un objectif que vous dfinissez au dpart : Eliminer une ou plusieurs nations, conqurir des capitales ou un certains nombre de villes.
Car  l’oppos de nombreux jeux de stratgie de ce type, la notion de territoire n’existe pas.
Vous ne prenez pas territoires par territoires, mais ville par ville.
En effet, c’est la ville qui est l’unit territorialede votre empire. Vous disposez d’un certains nombre de villes (historiques) au dpart, la mappemonde en comportant au total 183.
Des petites, des moyennes et des grandes qui se diffrencient par leur capacit de production de btiments. Sur une petite ville vous pouvez en construire deux, trois sur une moyenne et cinq sur une grande.



carte du monde et relations diplomatiques


Vous dveloppez vos villes, votre conomie, vos armes, vos technologies et bien entendu le tout en grant les relations diplomatiques avec les autres pays et le tout en temps rel dans un environnement 3D, et hop ! c’est parti pour des heures de jeu en perspective. Mais heureusement vous pouvez sauver quand bon vous semble, mme si la sauvegarde met des lustres  se charger…

L’conomie


L’conomie repose sur trois  ressources .
1- Votre capacit en hommes qui diminue lorsque vous produisez des troupes et qui augmente en construisant des fermes.
2- Votre rserve d’or qui ncessite la construction d’usines ou de comptoir de commerce et qui sert bien entendu  construire des btiments ou des troupes ainsi qu’ faire des changes.
3- Vos points de sciences qui permettent de dvelopper des amliorations  la fois conomique et militaires et qui sont pour la plupart, propre  chaque pays. Les points de sciences s’acquirent en construisant des universits.



Ces trois ressources peuvent aussi tre obtenues par la voie diplomatique : changez une partie de votre or contre des points de science, des hommes contre de l’or…bref ce que vous voulez contre ce que vous voulez avec vos allis.


A noter que dans War and Peace, l’conomie est essentielle, mais la gestion de cette conomie n’est pas trs complique et ne vous sollicitera pas trop. C’est tant mieux parce que les combats vont vous donner du fil  retordre !


Les autres btiments :


En dehors des fermes, des comptoirs de commerce, des usines et des universits, d’autres
btiments sont constructibles dans War and Peace.


Le poste de police : Permet de produire des espions et des units  invisibles 
L’arc de Triomphe : qui permet d’empcher tout soulvement de la ville.
L’hpital, comme son nom l’indique.
L’acadmie : qui permet de produire des gnraux ou des amiraux (si vous tes dans une ville portuaire) qui donnent des bonus  vos troupes.
La caserne : qui permet de produire l’infanterie, la cavalerie et l’artillerie


Enfin pour les villes portuaires, deux btiments :


Le phare : qui permet de recruter des corsaires (units invisibles) mais aussi de dtecter les corsaires ennemis.
L’Arsenal maritime : qui permet de construire vos vaisseaux.



A noter que vous pouvez dtruire vos btiments pour les remplacer par d’autres, mais aussi, lorsqu’ une de vos villes va tomber, pratiquer la politique de la terre brler qui consiste  raser un btiment tout en laissant les ruines… ce qui veut dire que votre ennemi devra dblayer les ruines avant de construire ce qui risque de lui coter cher.


A noter que les villes peuvent tre fortifies (mais attention au cot), et qu’une ville bien fortifie est trs difficile  prendre.


Les units militaires et la gestion des combats


Pour chaque corps d’arme (Infanterie, Cavalerie, Artillerie et Marine) vous aurez droit  3 type d’units, plus ou moins puissantes et plus ou moins chres. Chaque empire dispose, parmi les units terrestres, d’une unit propre. De plus chaque unit possde une attaque spciale, du tir de barrage pour les canons  la mle pour l’infanterie. Ajouter  cela des units supplmentaires, comme les corsaires, ou des partisans qui se joignent  vous.


De plus, chaque Empire possde des  bonus  ou des  malus  pour presque chaque type d’unit et pour certains aspects conomique. Par exemple, la cavalerie franaise possde un bonus pour le corps  corps alors que sa vieille garde possde une cadence de tir faible. Ces variables s’appliquent aussi  des aspects conomiques.



Si le nombre d’units diffrentes n’est pas le point fort de ce jeu, la gestion des combats est elle d’une grande complexit et ncessitera de votre part un peu de pratique pour ne pas perdre votre arme en deux temps trois mouvements…

Respectez dj ces rgles de bases :
L’artillerie est fragile, il faut imprativement la protger.
L’infanterie se fait raser par la cavalerie si elle n’est pas en carr.
L’infanterie se fait raser par l’artillerie ou les dfenses d’une ville, si elle prsente une
formation trop compacte.
Faire charger la cavalerie sur une ville fortifie, c’est la mort assure !
Prendre une ville portuaire est plus facile, surtout avec de gros bateaux.


War and Peace a mis aussi l’accent sur l’importance de la formation des troupes. Les canons doivent tre en colonne pour se dplacer et en ligne pour tirer. L’infanterie se dplace vite en ligne mais sa puissance de feu est rduite etc….


La gestion des combats est assez dlicate dans War and Peace et on regrette que les dveloppeurs n’est pas fait un systme plus intuitif. Mais aprs quelques batailles rates on commence  comprendre comment a marche. Il faut bien avoir  l’esprit qu’il ne s’agit pas ici d’un jeu ou l’on fait avancer et reculer ses units en un clin d’œil et o l’on change de cible comme qui rigole. Les ordres donnes aux units doivent prcder l’action, car mme si il s’agit d’un jeu en temps rel, il faut rflchir avant d’agir et pas en mme temps.



N’hsitez pas  faire une pause pour valuer la situation et essayer de trouver la parade adapte. Une fois vos troupes engages, les ordres donns n’auront pas trop d’efficacit. On regrettera l’absence d’un paramtre de moral des troupes…


Car ce qui surprend au premier abord, c’est la vitesse des combat ! tout va trs vite, trop vite souvent. Heureusement la vitesse de jeu est variable, et n’hsitez pas  la rduire lors des phases de combats.


Autre point : pour prendre une ville, soyez trs prudent ! et pour prendre une capitale, c’est encore pire ! Car tout le jeu rside dans la prise de villes  la position stratgique et mme si le jeu se joue sur une mappemonde, on est souvent concentr sur un point de la carte, pour ensuite aller ailleurs en cas d’chec et essayer une autre approche. Les villes fortifies au maximum sont trs difficiles  prendre… peut-tre trop! Heureusement, des espions peuvent soulever (moyennant finances) une revolte pour vous assurer le contrle d’une ville. Malheureusement les revoltes sont impossibles dans les capitales ou dans les villes possdant un arc de triomphe.


La diplomatie


Part importante du jeu, elle vous permet d’changer des ressources, de faire des alliances ou mme du chantage (tu me donnes une ville, ou de l’or et je te laisse en paix…pour l’instant).
On regrettera l’absence de vraies alliances militaires, qui auraient permis d’attaquer une ville avec un alli. La diplomatie est quand mme moins dveloppe que dans Europa Universalis, mais ne la ngligez pas pour autant, ce serait une erreur fatale.


Graphismes et sons.


L c’est le point le plus ngatif du jeu. Si les graphismes ne sont pas horribles pour autant, ils auraient gagns en finesse, notamment au niveau des units. Avec une rsolution maximale de 1024×780, le jeu n’offre pas une esthtique et une dfinition extra-ordinaire qui aurait pourtant grandement amlior la gestion des combats.
En zoomant un peu, les units sont minuscules et  aplaties  au point que l’on a parfois du mal  faire la diffrence entre un canon dtruit et un canon intact (voir image ci-dessous).



De mme lors d’une mle, difficile de dire dans quelle situation vous tes ! si votre cavalerie est en train de se faire mettre en pice ou pas, s’il faut rappeler vos troupes ou pas.
Ct musique et sons, rien  dire. C’est bien, sans plus.
Le monde 3D est assez joli et trs vari en fonction des lieux o vous vous trouvez. Cependant il prsente un ct parfois pixelis qui est assez surprenant compte-tenu des techniques 3D actuelles.


Gameplay


Le gameplay est assez variable en fonction de ce que vous faites. Dambuler dans le monde 3D vous demandera un effort de prise en main, ainsi que pour la gestion des units et des combats, qui aurait mrite d’tre plus intuitive. En effet, si le mouvement est libre, les options de camra ne sont pas evidentes du premier coup!
Par contre, la gestion de l’conomie et des villes sont bien penses et assez faciles  comprendre.
Enfin, il vous faudra sans cesse basculer entre le mode terrain et le mode carte/diplomatie. Ces diffrents modes sont accessibles par de minuscules boutons dans la barre d’action qui sont inutilisables. Un conseil, apprenez les raccourcis, a change la vie !


L’absence de mode multijoueurs


Il est vident que lorsque l’on commence  comprendre les ficelles de ce jeu (un conseil commencer par l’Angleterre, c’est plus facile  dfendre!), le plaisir est vraiment grand et l’envie d’affronter des joueurs sur le net encore plus ! Mais comme je vous l’ai dit : pas de mode multijoueurs ! OOUUUUINNNNNNNNNNNN
L’absence de ce mode multi s’explique en partie par l’impossibilit de grer les combats en mme temps, qui peuvent avoir lieu au quatre coins du monde. L’autre problme pour le multi, c’est la dure d’une partie qui peut vous prendre plusieurs jours en fonction des objectifs !
Antoine Villepreux, lead programmer de War and Peace m’a expliqu lors d’un entretien tlphonique qu’il n’excluait pas de dvelopper un mode multi, mais ce ne sera pas pour tout de suite. Si tel tait le cas, on peut imaginer que la gestion des combats devraient tre revue de faon  s’orienter vers un mode  simulation des combats  plutt que gestion complte.
Enfin, on espre de tout cœur qu’une ide gniale va germer dans la tte de l’quipe de War and Peace
pour que ce jeu soit adaptable en rseau.


Conclusion


Malgr ses graphismes un peu dpasss et son gameplay qui demande pas mal de pratique (lancez-vous dans le tutorial, c’est mieux!), ce jeu possde d’normes qualits pour en faire un titre incontournable du jeu de stratgie pur et dur. Bref, les puristes seront ravis et les autres surpris par les qualits de ce jeu.
Si on comprend vite pourquoi il n’y a pas de mode multijoueurs, on se prend  rver d’une telle possibilit.
Si vous n’avez pas d’ide de ce qu’est un  vrai  jeu de stratgie, je ne peux que vous conseiller d’acqurir ce titre. On est loin de Warcraft III ou de AOM, mais le  classique  a du bon, et les dveloppeurs franais, du talent !


 


 



 

Les Plus

Les Moins

Appréciation globale