La-Bataille-pour-la-Terre-du-Milieu

Cr le : 14/2/2005

Edition du : 20/6/2005

Auteur : Czarziv


 Alors que la mode Le Seigneur des Anneaux bat son plein, on se demandait quand est-ce que l’adaptation de cette saga verrait le jour dans le petit monde du jeu de stratgie. Et bien c’est chose faite. Et pourtant ce n’est pas une adaptation du roman de Tolkien que nous livre ici E.A., mais plutt une adaptation jouable des films de Peter Jackson : les hros ont la tte des acteurs, des scnes du film sont insres a et l tout au long de la campagne et la musique est tire de la bande son du film. On reste bien immerg dans le contexte !


Les Bases du jeu


Les races : il y en a 4 disponibles, pas trs diffrentes les unes des autres, tout autant par les units, structures et pouvoirs qu’elles prsentent, mais diffrentes par leur faon d’tre joues. Mais voyons a plus en dtail :


L’Isengard (Orcs et Trolls, Forces du Mal) : les forces de Saroumane constituent une arme relativement traditionnelle : infanterie assez puissante, arbaltriers et Ouarg destructeurs en guise de cavalerie. Deux hros possibles pour eux : Lurtz, guerrier habile quip d’un arc et d’une pe viendra soutenir vos troupes en attendant que vous ayez les ressources ncessaires pour faire apparatre le sournois Saroumane dont les pouvoirs ravageront les troupes adverses. Il peut aussi donner de l’exprience  ses troupes de temps en temps.


Le Mordor (Orcs et Trolls, Forces du Mal): les serviteurs de Sauron sont puissants et nombreux. Ainsi vous pourrez faire appel aux orques de manire quasi illimite (ils sont gratuits une fois que le btiment adquate a t pos), mais aussi aux trolls destructeurs, capables de faucher une arme adverse grce aux troncs dont on peu les munir. Mais Sauron peut aussi compter sur l’appui du peuple haradrim, prt  lui fournir des soldats ainsi que les clbres oliphants (mumakil). Et que serait-il sans les Nazguls terrifiants et son Roi sorcier ? C’est une civilisation trs varie et amusante  jouer.


Le Rohan (Humains et Elfes, Forces du Bien) : Le peuple du Roi Theoden est bien entendu ax sur la cavalerie. C’est la seule civilisation du jeu  possder une unit archer monte, en plus de la cavalerie traditionnelle. Elle a aussi accs aux terribles archers elfes en renfort des archers classiques. La principale faiblesse de cette civilisation est l’absence d’un atelier de sige. Il faudra donc transformer une colonie en sanctuaire des Ents pour pouvoir enfoncer la citadelle ennemie : le cot est trs important, mais l’efficacit aussi. Cependant, la principale force du Rohan est sans conteste son accs  un nombre de hros impressionnants, hros qui  l’instar d’Aragorn ou de Legolas, et du Nain Gimli se rvlent destructeurs et capitaux lors des combats. (Ils comptent mme les morts).


Le Gondor (Humains et Elfes, Forces du Bien) : La tour Blanche apparat comme la civilisation la plus defensive de ce jeu : des murs d’une solidit impressionnante (et amliorables grace  des tours puissantes et autres trbuchets), des emplacements surnumraires pour la pose de btiments au sein de la citadelle (9 contre 7 pour le Rohan) leur permettent de mieux resister aux siges. Ici, on n’entre pas comme dans un moulin ! L’arme est quant  elle assez classique : 2 types d’archers (dont les rdeurs), 2 types d’infanterie (dont les clbres gardes de la tour), et une cavalerie trs solide. Quelques hros aussi, mais on ne retiendra quasiment que Gandalf dont la puissance est effarante, tout autant que son cot.















Cheveaucheur Ouark


Le Balrog


Arachne et Sam


Ressources


Le systme est plus que basique : une seule ressource, bien qu’elle ait des dnominations diffrentes selon les races. Pour l’accumuler, c’est assez simple, il faut construire des btiments  des endroits spcifiques, dissmins sur la carte (les colonies). La ressources s’accumulent alors rgulirement, sans aucune intervention de votre part. Pour le camp du Bien, seules les fermes rapportent des ressources. Les peuples du Mal peuvent quant  eux choisir entre la scierie et les abattoirs, qui diffrent par les bonus qu’ils confrent. Mais au fond, que ce soit du bois ou de la viande qui soit rcolt, un seul chiffre monte. Ce systme conomique est des plus simplistes, mme s’il est complt par une pliade de bonus apporte par certains btiments (par exemple le nombre d’abattoirs poss rduit le cot des Ouarg pour L’Isengard).


La population (point de commandement) est aussi  prendre en compte, chaque unit ou phalange ayant une valeur en population diffrente. Et il est intressant de noter que si le Gondor et le Rohan ont une limite de commandement fixe  200, les forces du mal peuvent en accueillir le double. De quoi submerger vos assaillants sur le champs de bataille, en particulier pour le Mordor et ses Orques gratuits. Par contre, les units des Forces du Mal ne peuvent pas se rgnrer, comme peuvent le faire les autres, prs d’un puits. Ils se rgnrent, mais trs lentement. Ainsi donc, l’exprience des units monte moins vite chez les Ennemis du Bien que pour le Gondor et le Rohan.


Les points de pouvoirs s’accumulent quant  eux lors des combats ou de la destruction de btiments. Et ils donnent accs  des pouvoirs de plus en plus puissants, qu’il vous faudra choisir au sein d’un arbre propre  chaque race, un peu  l’image de « Skills » pour ceux qui ont dj vu un arbre de comptences (comme dans un jeu de rle – il faut mettre des points dans une comptence pour avoir accs  la suivante). Et quand on voit l’impact de certains de ces pouvoirs, il va falloir choisir judicieusement. Il est  noter que les points de pouvoirs montent moins vite en mode Normal, qu’en mode Facile !


Les points stratgiques


C’est une tendance actuelle, on ne peut construire des btiments que sur les emplacements prdtermins. On distingue donc :


  • Les colonies, sur lesquelles sont btis les btiments conomiques ainsi que la chambre des Ents
  • Les postes avancs, qui donnent accs  3 emplacements de construction (pour les fermes mais aussi btiments militaires)
  • Les camps, qui donnent accs  un grand nombre d’emplacement ainsi qu’ de faibles murs et quelques tours.
  • Les chteaux, qui vous permettent de reconstruire une citadelle aussi puissante que celle que vous possdez au depart.

Gameplay


Le jeu est trs facile  prendre en main, du fait de la simplicit du cot conomique : on pose quelques fermes, un btiment militaire et c’est parti pour la production d’units. Heureusement que la diversit des cartes est l pour donner un peu de punch  un dpart somme toute trs mou.
Les formations des units qui leur confrent diffrents bonus accompagns de malus (ex : la formation en ligne des piquiers donne +25% armure mais aussi -40% vitesse) permettent de pimenter les combats. En revanche, les units ne rpondent pas toujours trs bien aux ordres, et elles ont une certaine tendance  la passivit (une unit qui se fait tirer dessus ne va pas ragir).


Mis  part la formation de groupes et la selection des hros  l’aide d’icnes  leur effigie en bas d’cran, la gestion des combats ne peut se faire qu’en slectionnant directement une unit sur le champ de bataille. Il vous faudra compter sur votre precision  la souris pour sortir un troll abm des premires lignes du front. Dommage qu’ils n’aient pas prvu cela. A part les numroter (CTRL+1…9) il est trs difficile de reprer qui tire sur qui. Aussi, une fois group, un groupe ne se dgroupera plus jamais. (Pourquoi ???)


Tout comme dans Warhammer 40000, on peut quiper une unit avec une armure amliore, des flches enflammes, etc … moyennant un certain cot, et si cette amlioration a t recherche dans l’armurerie. Les hros ont bien entendu un rle crucial et ils devront tre micro-grs avec soin pour faire le maximum de dgts. (Chaque Hros apporte une Aura ou des pouvoirs qu’il confre aux units voisines).


Un jeu donc grandement bas sur la micro-gestion lors des combats alors que les repres sont difficileslorsque votre arme grandit (Zog ! Surtout chez les Orcs o rgne un vritable « bordel »). Le seul problme c’est qu’il faut une configuration trs puissante pour faire tourner ce jeu, et  moins d’avoir une bte de course, attendez vous  des ralentissements gnants* plus le nombre d’unit augmente sur la carte. La micro en est grandement amoindrie, et on se retrouve plutt en spectateur devant de grosses tueries qu’en chef d’orchestre d’une bataille finement mene. Dcevant.


Graphismes et sons


Ils sont assez russis, et on comprend pourquoi le jeu demande autant de capacit. Les units possdent quelques animations, qui les font par exemple sauter de joie lorsqu’elle viennent de remporter une bataille, un troll se gratte la tte avant de se relever lors d’une attaque, des animaux sauvages parcourent la carte (Zog! Non il n’est pas possible de les manger). Les pouvoirs ont un trs bon rendu (l’invocation du Balrog est au moins aussi belle que destructrice). La gestion de la camra est aussi trs pratique : il suffit en effet d’un clic sur la molette, puis de faire pivoter la souris pour voir le champ de bataille sous l’angle de vue souhait. Un nouveau clic de souris remet la vue de depart.


Cot son, nous ne nous talerons pas, car c’est bien simple : si vous avez aimla bande sondu film, vous aimerez celle du jeu, car c’est la mme 😉















Un Narzgul


Le mme  l’attaque


Combats piques


Mode Solo


Il est assez restreint et classique, il n’y a que 2 possibilits : incarner les forces du bien ou du mal, avec quelques passages de RPG pur (dans les mines de la Moria, la tentative de capture du porteur de l’Anneau par les Ourouk d’Isengard ou lorsque Sam doit sauver Frodon d’ Arachne). Vous parcourrez toute la Terre du milieu, sur des lieux aussi diverses que la foret de Fangorn, le gouffre de Helm ou les terres de Rhn. Les campagnes ne sont pas linaires, et vous pouvez choisir d’aller directement  l’essentiel ou alors nettoyer toute la carte de vos ennemis au sein de missions annexes. A noter que les units qui survivent  une mission vous accompagnent dans la suivante, ce qui est intressant vu que les units peuvent monter en niveau. Et une unit de niveau 6 annihile elle seule 3 ou 4 units ennemies de niveau 1 !


La campagne est aussi parseme de cinmatiques de vue dans le jeu, un peu comme dans Warcraft, mais la qualit n’est pas vraiment au rendez-vous, par rapport aux cinmatiquesplus russies des jeux actuels – je pense notamment  celles de WoW 😉


Enfin, pour clore ce mode solo, vous pouvez vous entrainer contre l’ordinateur en mode Escarmouche qui permet de jouer en alli ou en ennemi contre un ou plusieurs ordinateurs en incarnant la civilisation devotre choix. Le nombre de cartes est relativement important. Un bon point que l’on ne retrouve pas forcment dans certains derniers RTS.


Le mode multi joueurs


Vous pouvez aussi essayer de coller une vole  votre voisine de palier sur Internet (vous savez celle qui passe systmatiquement l’aspirateur le jour o vous avez decid de faire la grasse matine).
Il est ainsi possible de crer des parties rassemblant jusqu’ 8 internautes.
Pour cela, le jeu dispose d’un serveur intgr. Le seul hic c’est que c’est srement le plus mauvais serveur multijoueur qu’il m’ait t donn de voir : pas de liste d’amis, pas de salon priv, et un detail trs nervant : lorsque vous tes sur un salon de discussion et que vous allez regarder la liste des parties, vous quittez le salon. C’est  dire qu’on ne peut pas jongler entre les 2 crans, et que lorsque vous revenez sur le salon de discussion, tout ce qui a t dit pendant votre absence n’est pas marqu. C’est comme si vous rentriez pour la 1ere fois dans le salon. C’est aussi trs penible quand vous avez cr votre partie et que vous voulez y inviter des joueurs. Impossible de retourner sur le salon de discussion sans quitter votre partie.
Le systme de classement donne votre classement sous forme de rang. Pour consulter votre nombre de points, il faut se rendre sur un site spcifique.
Un seul mode de victoire est possible, l’
anantissement total de votre adversaire, ce qui peut se rvler particulirement rebarbatif si votre adversaire joue le gondor et qu’il se terre chez lui avec moult archers et trbuchets. Les parties peuvent donc s’terniser.
L’quilibrage entre les races n’est pas bon, mais quoi d’tonnant pour un jeu avec des races si diffrentes.


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Conclusion


Un jeu trs (trop?) simple  prendre en main, des units faciles  reprer sur la carte, l’ajout des hros (courant dans les RTS actuels) et la possibilit d’utiliser des pouvoirs plus ou moins puissants durant le jeu.Cependant, il est dconseiller  tous ceux qui n’ont pas une configuration  la hauteur, car le jeu est trs (trop?) gourmand en ressources ( moins que les ralentissementsne vous derangent pas, par exemple quand il s’agit de l’assaut de La porte Noire o il y a facilement 1000 units  diriger sur la carte !). Si vous aimez les longs sieges et que vous tes un fan inconditionnel du Seigneur des Anneaux, alors l’univers va vous ravir. Les joueurs multiplayers aguerris ne trouveront l qu’un jeu moyen les distrayant quelques temps en attendant l’arrive d’un vrai hit.












>>> 15/20 <<<


 Les plus :


 Lesmoins :



  • Respect de l’oeuvre originale (malgr de petites interprtations necessaires  un RTS)
  • Dure de vie correcte
  • Mlange russi RPG/RTS


  • Necessite une configuration muscle
  • Quelques « absences » de commandes pour la gestion des units.
  • Pas d’diteur de cartes / missions.

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*Configurations testes : Jeu complet v.1.01 sur :


1) P4 – 2.80 ghz + 1Go Ram / Ati Radeon 9800 / WinXP / DirectX 9.0c
2) P4 – 2.00 ghz + 768 MoRam / Geforce4440Mx /WinXP /DirectX 9.0c


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Les Plus

Les Moins

Appréciation globale