Cr le : 6/11/2004

Edition du : 6/11/2004

Auteur : Docrate


Il y a un tout petit peu plus dun mois de a, le dernier titre de Black Sea Studios sortait discrtement en France en labsence de renfort marketing. Publi par Sunflowers, Knights of Honor est une simulation en temps rel de gestion dempires et de conqutes. Il vous propose de prendre en main la destine dune nation au cours du Moyen-ge.

Ce jeu est remplie de nouveauts et ne copie en rien les jeux de stratgie du moment ; je vais donc vous prsenter tout dabord les concepts originaux de Knights of Honor.






Les concepts



Le monde qui nous entoure : province, matires premires, villes


La carte dEurope est divise en provinces. On trouve une ville dans chaque province et il suffit de contrler cette ville pour rgner sur toute la province qui lentoure.

En plus de cette grande cit, il y a dautres zones habites les zones rurales qui ne bnficient pas de protection et qui peuvent tre pilles par ladversaire :

– Les fermes : produisent de la nourriture

– Les monastres et les mosques : gnrent de la pit pour votre pays

– Les villages : fournissent la ville en travailleurs

– Les villages ctiers : rapportent de lor grce au commerce. Ils permettent galement de construire certains btiments en ville et ne sont disponibles que dans les provinces ayant un accs  la mer.


Les provinces sont constitues de diffrents types de terrains. Certains terrains produisent des matires premires (Gibiers, ) que vous pouvez exploiter pour fabriquer des produits finis (Cuir, ). Une province peut fournir de zro  trois matires premires et vous aurez besoin de construire les btiments adquats pour transformer chaque matire en produit. Par exemple, les provinces disposant de saumures vous permettent de construire des mines de sel.

Une province qui dispose dune amiraut peut importer des produits exotiques qui ne peuvent tre produit dans votre royaume.


Les avantages culturels sont des bonus accords  votre nation lorsquelle atteint certains niveaux de dveloppement culturel et commercial. Il y en a dix disponible. Pour en obtenir un, on doit runir toutes les matires premires et les produits finis (marbre, saumure, pturage, ) ncessaires. Par exemple, une province peut contenir une carrire, ce qui permettra davoir des statues aprs avoir construit une guilde des sculpteurs dans la ville correspondante.  Les statues sont indispensables pour accder  lavantage culturel de la  grande cathdrale  (Augmente la foi de votre peuple. Tous les bonus fournis par vos cathdrales seront augments).


Chaque ville a des ressources au niveau local, auxquelles on ajoute la nourriture qui sert  recruter mais aussi  faire des provisions pour les armes qui partent en guerre.


Il y a une soixantaine de btiments diffrents  construire dans les villes. Malheureusement, la place dans celles-ci est limite et il faudra faire des choix cruciaux entre les btiments qui produisent des ressources, les camps dentranement et les dfenses.








La famille rgnante


En tant que joueur, vous incarnez successivement les souverains qui rgnent sur votre royaume. Ainsi il faut veiller  ce que votre roi ait une descendance. Pour cela, vous pouvez le laisser se marier  une noble de votre nation ou alors le marier avec une princesse dun royaume voisin. Si le mariage est accept, vous pourrez revendiquer des terres lorsque le souverain du royaume voisin dcdera. Attention tout de mme, cest  double tranchant car si votre roi dcde avant, cest votre voisin qui pourra revendiquer vos terres.


Une fois mari, votre roi fera des enfants alatoirement des princesses que lon pourra marier dans le mme but que prcdemment, et des princes que lon pourra engager en tant que chevalier. Par dfaut, le successeur de votre roi est lan des princes, mais vous pouvez changer cela. Pourquoi ? Parce que chaque roi ou prince a une note sur 5 pour chacune des caractristiques suivantes : conomie, diplomatie, guerre, espionnage, religion.

Ces capacits influeront ses comptences dans le jeu une fois quil sera souverain.


Si un roi meurt sans descendant, une rvolte peut avoir lieu et votre royaume pourra tre plus ou moins dcoup entre diffrentes nations. Malgr tout, votre chevalier le plus expriment prendra le pouvoir afin que vous puissez continuer  jouer.








Les trois ressources principales




Lor est la monnaie principale utilise pour les changes. Il existe de nombreux moyens den gagner : les impts de guerre (prlve une grosse somme dargent instantanment) et taxes (faibles, moyennes, importantes), le commerce, les tribus verss par dautres pays, le pillage, les revenus gnrs par certains btiments, 

Si on stocke beaucoup trop dor, linflation nous fera perdre de largent.


Livres : Ils peuvent tre produit par les bibliothques et les universits prsentes dans les villes. Limit  1 000, les livres permettent damliorer lducation de nos chevaliers et dintgrer les populations locales aprs une conqute.


Pit : La pit mane des monastres prsents dans les zones rurales, ainsi que des glises et des cathdrales que lon a construit. Elle ne peut pas monter au del de 1 000 et permet entre autre daugmenter linfluence politique et de convertir des provinces.








La diplomatie


Influence politique (chelle de -5  5) :

Toute action dshonorable, comme la rupture dune alliance, une dclaration de guerre arbitraire, ou une dcision politique particulirement discutable fera baisser la puissance politique. Le temps peut la faire remonter jusqu 0, mais pour aller au-del, il faudra dpenser de lor et de la pit.

Une puissance politique faible entrane une baisse de la richesse du royaume et attise la colre du peuple, faisant ainsi le jeu des rebelles. Et inversement, une influence forte vous fera bnficier de revenus importants et cartera lventualit dune guerre civile.



Un ensemble de carte gopolitique de lEurope nous accompagne pour mieux se rendre compte de la situation. Lorsque lon clique sur un pays, on a tout un tas dinformations dessus, de lconomie  sa diplomatie en passant par les rumeurs et son affinit avec nous.


On peut demander des accords commerciaux, de lor, des provinces, des pactes de non agression, des alliances, dattaquer un ennemi, de vassaliser ou encore un mariage. Bref le choix est large et trs bien pens. Malheureusement, il est possible de faire immdiatement la paix avec une nation qui a t pay par un ennemi pour nous attaquer. Cela contribue beaucoup  la facilit tonnante du jeu.









Les chevaliers


On peut possder 9 chevaliers  sa cour rpartie dans les fonctions suivantes : Commandeur darme, clerc, marchand, espion, intendant ou btisseur. A lexception du commandeur et de lespion, tous peuvent tre nomms gouverneur dune ville mais peuvent aussi partir en mission. En plus du salaire  lui verser, le recrutement dun chevalier cotent cher. Nanmoins, vous pouvez engager un de vos descendants (prince) en tant que chevalier ; lavantage est que cest totalement gratuit et que lon est sr que ce ne sont pas des espions. Linconvnient cest quils peuvent mourir en mission si ce sont des commandeurs ou des espions.








Les commandeurs darme dirigent vos armes  travers lEurope. A chaque bataille, perdue ou gagne, le commandeur gagne de lexprience, une fois la jauge pleine, il gagne un point de comptence  dpenser. Il y a 23 comptences (moral, vitesse, endurance, etc) disponibles sur trois niveaux chacune. Mais un commandeur ne peut en possder que 6 au total (6 sur trois niveaux donc on peut lui attribuer 18 points de comptence).


Il faut possder un commandeur pour pouvoir fonder une arme. Puis recruter des compagnies dunits dans les diffrentes villes. Pour avoir accs  certaines units, les villes doivent possder des btiments particuliers.

Il existe trois sortes dunits : les basiques (pistes, archers, lanciers, ), celles spcifiques au royaume (chres et puissantes), celles correspondant  la province dans laquelle la ville se trouve (vikings normands, ). Cela ne veut pas dire que le nombre dunits diffrentes est faible, bien au contraire, il y a plus de 50 units et armes de siges diffrentes allant du simple paysans au chevalier lourd en passant par les archers, les trbuchets, les hommes darmes, etc


La mort de votre chevalier (car il est prsent sur le champ de bataille) signifie que vous avez perdu la bataille. Il peut aussi tre fait prisonnier si vous perdez toutes vos units. Rassurez-vous tout de mme, il y a loption battre en retraite pour ne pas perdre un chevalier prcieux si le combat tourne mal mais cela affecte le moral de vos troupes.


Dans les batailles, on ne dirige pas les units une  une mais des compagnies. Toutes gagnent de lexprience lorsquelles survivent  une bataille. Ceci permet  la compagnie de gagner des niveaux et damliorer ses statistiques. Il existe quatre niveaux dexprience : dbutant, expriment, vtran et lite.


Un commandeur peut galement aller dans un camp de mercenaire qui sest install sur nos terres pour recruter des soldats rapidement.


Si une arme voyage trop, surtout si elle voyage de nuit, le moral des troupes chutera peu  peu. Pour y remdier, il faut les faire camper de temps  autre afin quils se reposent.


Un combat se dclenche lorsque vous rencontrez une arme ennemie, ou quand vous assigez une ville (un sige continue jusqu ce que la ville soit  cours de nourriture ou quune des deux armes soit dtruite. Possibilit pour le dfenseur de briser le sige  partir de lextrieur avec des renforts, ou  partir de lintrieur en faisant une sortie) ou encore ds que vous lancez un assaut sur des remparts. Vous pouvez choisir de laisser lordinateur mener la charge ou de le faire vous-mme.


Enfin, vous pouvez galement piller les villages de votre adversaire : cela fait chuter le moral des troupes adverses, baisse le revenu de lennemi et permet de rcupre le butin.








Le clerc est un reprsentant religieux dont la prsence augmente la pit gnre sur vos terres. Vous pouvez aussi lenvoyer convertir une province que vous venez de conqurir si elle ne suit pas la mme religion que votre pays. Un clerc suffisamment expriment peut tre nomm pape ou patriarche.


Les marchands sont des chevaliers chargs de faire du commerce avec les autres pays. Ils permettent de gagner des revenus supplmentaires ou dimporter des produits finis. Les marchands expriments gnrent plus de profits.


Les intendants grent lapprovisionnement en nourriture, ce qui est essentiel pour dvelopper vos provinces. Il permet davoir une production et une consommation de nourriture plus efficaces. Lorsquil gouverne une province, la population augmente plus rapidement et lors des siges, il met en place un rationnement qui permet de rsister plus longtemps.


Les btisseurs organisent la construction dans les villes. Il permet un dveloppement plus rapide et plus efficace.


Les espions sont des chevaliers qui effectuent des actions clandestines pour votre compte. Ils peuvent infiltrer les cours trangres, o ils seront recruts en tant que chevalier et affects  lune des six professions. Ils pourront alors effectuer diverses actions de sabotage, suivant la position quils occupent  la cour de lautre pays. Mais attention, il est galement possible que vous ayez des espions parmi vos chevaliers (cela arrive mme trs souvent). Les espions que vous navez pas envoys en mission effectuent automatiquement des actions de contre-espionnage pour protger votre cour.


Exemples :

Un espion commandeur dans une cour adverse peut signer une paix secrte, inciter les troupes  la rvolte, 

Un espion marchand dans la cour dun voisin peut voler de lor dans les coffres, .

Un espion espion au sein de la cour de votre ennemi peut assassiner le roi, 

Un espion gouverneur dans une ville adverse peut inciter la rvolte ou la rallier  notre cause.








Les prisonniers : Les espions et les chevaliers trangers que vous retenez prisonniers aprs une bataille si ils ont survcu ou si ils nont pas battu en retraite occupent un emplacement de votre cour. Vous pouvez dcider de les relcher, de les tuer ou de rclamer une ranon. Vos chevaliers peuvent galement tre capturs : vous aurez alors la possibilit de ngocier leur libration ou de les abandonner  leur sort. Si vous ne savez pas quel est le pays dorigine dun espion, vous pouvez avoir recours  la torture pour le dcouvrir. Gardez nanmoins  lesprit quil peut en mourir, ce qui dtriorera vos relations avec son pays dorigine et fera baisser votre puissance politique.







Graphismes / Interface / Bande son


Il est clair que le premier atout de ce jeu nest pas la sublime 3D. Les graphismes sont simples et clairs, ce qui est amplement suffisant pour ce genre de jeu. Bref des dcors normaux mais soigns.

Lavantage est quil ne faut pas une configuration monstre pour faire tourner le jeu contrairement  la mode actuelle.


Un problme nanmoins :  la hauteur de la camra . En effet, le niveau de zoom est assez gros et on est trs prs du terrain, que cela soit sur la carte dEurope ou en pleine bataille, et il est impossible de le changer. On sy habitue, mme si on devient un pro du scrolling (dfilement de la carte) au bout dune heure.


Linterface est simple dutilisation, on a accs  une flope de menus en tout genre pour se renseigner sur notre royaume. De plus, des petites lettres nous prviennent des vnements qui ont lieu dans notre royaume. On peut regretter certains raccourcis qui auraient t judicieux comme par exemple, centrer lcran sur lvnement qui nest malheureusement pas toujours disponible.


Les musiques moyengeuses sont trs agrables et nous mettent bien dans lambiance. Les bruitages et les expressions des commandeurs ne sont pas rptitifs et ne lassent en aucune faon. On apprcie aussi quune voix off nous accompagne dans toutes nos actions que cela soit  laffichage dun menu :  Sire, voici la famille rgnante , lors dun vnements :  une troupe de rebelle est apparue dans une province  ou encore au tout dbut dune bataille ou le jeu se met en pause et la voix off vous prsente la carte du combat et les diffrentes forces en prsence avec les points stratgiques, trs agrable !








Le solo


Le tutorial est trs bien fait, une voix off vous accompagne pour dcouvrir tous les principes de bases du jeu. Ce qui permet de vite prendre en main ce jeu qui a lair relativement complexe.


Loption bataille

On vous propose soit un combat classique entre deux armes sur un terrain alatoire, soit le mode Assaut dans lequel vous devez vous emparer dune ville si vous tes attaquant ou la dfendre si vous tes dfenseur.


Loption carte dEurope

Vous devez choisir un royaume (parmi 100 disponibles), une des trois priodes :

Haut Moyen-ge (an 1000),

Bas Moyen-ge (1200),

Moyen-ge tardif (1350)

Et devenir lEmpereur dEurope grce au vote des plus fortes nations du continent. Pour cela, le meilleur moyen est de devenir le plus puissant et le plus riche.






Mode multijoueurs


Dans Knights of Honor, vous avez le choix entre 4 types de partie :

La bataille classique comme le mode solo

Lassaut, encore une fois, comme dans le solo

La domination. La partie se droule sur un champ de bataille classique, dans lequel ont t disposs un certain nombre de tours. Toutes les tours sont neutres au dbut de la partie. Vous devez capturer autant de tours que possible, car chacune vous rapporte de largent tant quelle est sous votre contrle. Si vous ordonnez  votre chevalier dtablir un campement vous pourrez acheter des units supplmentaires dans la tente du chevalier. Le but du jeu est de capturer toutes les tours ou de tuer tous les chevaliers ennemis.

– Enfin, les batailles historiques au nombre de six (Hastings, Peipus, ) o on vous propose dincarner une des deux forces en prsences.


Comme vous le remarquer, il ny a malheureusement pas de mode gestion de royaume dans le mode multijoueurs. Un gros dfaut selon moi qui va en dcevoir plus dun !








Knights of Honor est un jeu plein doriginalit avec des concepts intressants comme vous avez pu le constatez. Cela fait vraiment du bien de jouer  un titre qui sort des rangs et qui propose autre chose que des Warcraft-like ou des Age-like. Il est, en plus de cela, trs russi et relativement stable, je nai plant quune seule fois (mais lerreur a t bloquante et je ne pouvais recharger la partie).

Le gros dfaut du jeu est labsence de gestion de royaume en multijoueurs. Mais il y a aussi une autre ombre au tableau : Comme il ny a pas de carte dEurope en multi, on est oblig de se rabattre sur le solo et celui-ci est dune facilit exasprante mme si on slectionne le niveau le plus difficile ! Cest tout simplement surprenant ! On ne manque jamais de liquidit, ce qui nous permet vite de faire nimporte quoi et de conqurir la moiti de lEurope en commenant avec le simple duch de Bretagne. La seule difficult consiste  viter de se faire infiltrer par des espions qui peut savrer tre fatal.




La fiche technique

Developpeur Black Sea Studios
Editeur Sunflowers
Electronic Arts
Site officiel oui
Type Gestion d’empire
Sortie Disponible
Dmo Oui
Les plus

– Concepts orignaux
– Demande peu de ressources machines
– Agrable  jouer

Les moins

– Facilit exasprante
– Pas de gestion d’empire en mutli

Le verdict Un jeu qui aurait pu tre trs bon 
La note de JS (/20)


Notre galerie d’images




Configuration recommande :


Processeur Intel ou Amd 1.0 GHz

256Mo de RAM

Carte graphique 16Mo

1.3Go despace libre sur le disque dur


Modem 56K ou haut dbit pour les parties multijoueurs


Configuration de test :


Pentium 4 cadenc  3 GHz

1024Mo de RAM

ATI Radeon 9800 Pro 128Mo

ADSL 2048/128K

Les Plus

Les Moins

Appréciation globale