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- Le NetMagazine des jeux video de stratégie 

Warhammer 40 000 : Dawn of War

Créé le : 2/10/2004
Edition du : 3/10/2004
Auteur : Docrate

Dawn of War, c’est avant tout la reprise du jeu de plateau Warhammer imaginé par Games Workshop. En effet, après quelques essais infructueux de conversion dans le monde du jeu vidéo par diverses sociétés, c’est Relic entertainment (développeurs du célèbre HomeWorld) qui décida, à son tour, de convertir l’univers WarHammer sur PC. Ce projet ambitieux donna naissance à WarHammer 40 000 : Dawn of War, un jeu de stratégie en temps réel qui vient concurrencer Warcraft III (déjà bien implanter chez les joueurs) et Armies of Exigo (actuellement en phase de beta test).

 

 

 

 

 

 

 

Les concepts du jeu

 

 

- Quatre camps variés -

 

 

Les Space Marines

 

- Ce sont des soldats d’élite, mais généralistes. Bonnes unités fonctionnelles, ils manquent de spécialisation en cas de scénario de bataille particulier.

- Les Space Marines sont l’armée la plus puissante du jeu à longue portée

- Ils possèdent le moral le plus haut.

- Ce sont des durs à cuire surentraînés, mais leur coût est plus élevé et ils sont moins nombreux.

 

 

Chaos

 

- Les armées du Chaos sont redoutables et polyvalentes. Comme les Spaces Marines, leurs soldats touchent à tous les domaines sans exceller dans une fonction particulière.

- Ils tirent parti de la nature maligne de leurs origines et emploient des tactiques sournoises comme l’infiltration afin de surprendre l’ennemi.

- Le Chaos préfère utiliser des bandes d’unités comme chair à canon pour faire diversion.

- Le démon, qui se nourrit du pouvoir du Chaos, constitue l’unité unique la plus puissante du jeu.

 

 

Orks

 

- Les orks sont généralement nombreux et forment une bande écrasante de coriaces unités d’infanteries.

- Voués au combat en mêlée et très robustes, ils ne possèdent qu’une faible armure et peu de résistance aux dégâts.

- Leurs unités sont peu onéreuses et rapides à produire, ce qui leur permet de submerger l’ennemi.

- Leur consternant manque de précision leur confère une faible puissance de feu, à moins qu’ils n’attaquent en masse.

- Chaque individu possède un faible moral mais, au sein d’un groupe plus large, il est immunisé à ce type de dégâts.

 

 

Eldars

 

- Les Eldars privilégient les unités d’élite spécialisées.

- Leurs troupes d’assaut présentent des aptitudes considérables.

Bien que la majorité des troupes eldars soit très fragile, leur acquisition se fait à un coût moindre.

- Ils bénéficient des véhicules lourdement armés les plus rapides du jeu.

 

 

 

 

 

 

 

- Trois ressources -

 

 

Les réquisitions

 

Les réquisitions sont la ressource de base pour les unités et les bâtiments. Elle représente l’importance de votre campagne dans le contexte des nombreuses guerres de l’Imperium et indique avec quelle facilité vous pouvez demander des renforts, de l’armement, des structures et des véhicules. Pour obtenir des réquisitions, prenez et gardez des points stratégiques à l’aide d’unités d’infanterie.

 

 

L’énergie

 

L’énergie fait fonctionner les véhicules, les armes lourdes et les unités et structures avancées. Les générateurs à plasma et thermo-plasma produisent de l’énergie. Vous ne pouvez construire les générateurs à thermo-plasma que sur les filons de minerai.

 

 

La ressource Ork

 

La ressource Ork permet d’obtenir des unités. Elle apparaît à un rythme dépendant du nombre de Corloks et de bannières Waaagh tenues par le joueur. De plus, chaque construction de bannière Waaagh provoque l’obtention de ressource Ork supplémentaire.

 

 

 

 

 

 

 

- Points de ressources stratégiques -

 

 

Points stratégiques

 

Ils permettent d’obtenir des réquisitions. En construisant des avant-postes dessus, vous améliorerez le rendement et la défense du point.

 

 

Objectifs Vitaux

 

Ils augmentent le nombre de réquisitions reçues à un rythme plus élevé que les Points stratégiques. En outre, dans les parties multijoueurs, atteindre des Objectifs Vitaux est nécessaire pour remplir certaines conditions de victoire. Il est par contre impossible de les défendre avec un post avancé.

 

 

Reliques

 

Plutôt en faible nombre sur une carte, elles augmentent le taux de réquisition et permettent d’accéder à de puissantes unités et aptitudes. Un avant-poste permettra de la défendre et augmentera le rendement des réquisitions qu’elle fournit.

 

 

 

 

 

 

 

- Les commandeurs et unités uniques -

 

 

Les commandeurs

 

Ce sont des sortes de héros qui donnent du moral et du punch à vos troupes. En plus d’être plus fort que les unités classiques, ils possèdent des aptitudes diverses et variées. Cela va de la désactivation d’un véhicule par un héro ork au bombardement orbital des space marines en passant par la tempête électrique des eldars. Vous avez un ou deux héros par camp. On peut avoir qu’un héro de chaque type actif en même temps, comme dans Warcraft III.

 

 

Les unités uniques

 

Ce sont des unités impressionnantes à l’écran mais avant tout puissantes. Leur construction, en plus d’être lente et onéreuse, requiert la capture d’une relique par vos troupes. De plus, comme son nom l’indique, un joueur ne peut avoir qu’une unité de ce type à la fois.

 

 

 

 

 

- Les escouades -

 

 

L’unité d’infanterie de base de toutes les races est l’escouade. Les escouades attaquent comme une seule unité. Une fois réquisitionnée et jetée dans le feu de l’action, elle peut être renforcée (recevoir des unités supplémentaires) et améliorée (recevoir des armes plus puissantes). Vous pouvez également ajouter un leader afin d’augmenter l’efficacité au combat de l’escouade.

Vous pouvez y rattacher des commandeurs pour la rendre plus efficace.

 

 

 

 

 

 

- La population -

 

 

Dans Warhammer 40 000, pas de fermes ni d’habitation pour augmenter votre population. En effet, certains bâtiments productifs d’unités augmenteront la limite maximale tandis que pour le reste, ce sont des améliorations à faire dans le QG qui permettront d’enrôler davantage d’unités.

 

 

La Cap. escouade

 

La Cap escouades indique le nombre maximal d’unités d’infanterie que vous pouvez réquisitionner et déployer en même temps sur le champ de bataille. Ce chiffre a une limite qui diffère selon le camp que vous jouez. Les Space Marines ont une limite de 20 alors que les Orks peuvent construire plus du triple.

 

 

La Cap. soutien

 

De la même façon, la Cap soutien détermine le nombre de véhicules que vous pouvez construire.

 

 

 

 

 

 

- Unités à couvert -

 

 

Comme dans nombre de jeux de stratégie, les unités bénéficient de bonus ou de malus durant un combat en fonction de leurs positions. Ce principe essentiel des RTS qui favorise la tactique pendant les batailles se traduit, dans Dawn of War, par les « couverts ».

Les unités bénéficiant d’un des trois types de couverts possèderont une petite icône au dessus de leur tête ; mais il est également possible de découvrir les zones donnant des avantages mais aussi des malus en les survolant avec le curseur.

 

Petite ombre au tableau, les tirs d’unités traversent les éléments de la carte comme par exemple des maisons. Lorsque l’on se croit protéger derrière un décor, il n’en est rien, ce qui est un peu gênant tout de même.

 

 

Couvert léger

 

Il ralentit le mouvement des unités et atténue l’effet de la plupart des armes (unités dans des broussailles par exemple).

 

 

Couvert épais

 

Même effet que le couvert léger mais avec des effets plus importants (arbres, épais sous-bois)

 

 

Couvert négatif

 

Il rend les unités plus vulnérables à la plupart des armes et les ralentit. (Une rivière arrivant aux genoux des unités)

 

 

 

 

 

- Le moral -

 

 

En vogue depuis quelques années dans l’univers des jeux de stratégie, le moral n’a jamais été bien implanté. Néanmoins, il nous offre quelques subtilités qui nous permettent de trouver des alternatives aux grosses boucheries.

 

Dans Dawn of War, les armes affectent non seulement la santé des unités, mais aussi leur moral. Les unités récupèrent automatiquement leur moral avec le temps et il est possible de stimuler le moral au moyen d’aptitudes uniques et spéciales. Le moral affecte l’efficacité au combat d’une unité. Lorsque le moral d’une escouade tombe à zéro, l’escouade se « brise » et perd toute efficacité. Les escouades brisées infligent très peu de dégâts à leurs adversaires. Elles bénéficient d’un bonus de vitesse de déplacement permettant au joueur de les éloigner rapidement de la bataille.

 

Ainsi, nommer des leaders ou accompagner nos troupes de commandeurs délivrent un avantage considérable lors des batailles avec par exemple des « cris de guerre » qui remontent le moral instantanément.

 

 

 

 

 

 

Gameplay, graphismes et sons

 

 

- Gameplay -

 

Le gameplay est très intuitif, même pour un débutant des les jeux de stratégie, la prise en main est facile. Ordres cumulés, points de ralliement, etc…, tout y est. Nouveauté tout de même, les améliorations (upgrades) se font de deux façons. La première, classique, dans les bâtiments pour améliorer les compétences d’un type d’unité. La deuxième manière, plus originale, consiste à améliorer l’unité qu’on a sélectionné ; si c’est un véhicule, on peut choisir de lui ajouter une mitraillette plus efficace contre l’infanterie, ou alors un lance missile qui détruira les bâtiments plus rapidement. De même pour les escouades d’infanterie auxquelles on peut ajouter des snipers, des lance-flammes mais aussi des canons à plasma.

 

 

 

 

 

- Graphismes -

 

Les graphismes sont tout simplement somptueux. La qualité des détails est poussée à son extrême et on se surprend à zoomer sur les bâtiments orks pour voir un petit gobelin perché sur le toit tenant une mitraillette.

 

 

 

 

 

De plus, avec la touche alt et des mouvements de souris, vous disposez d’une caméra 3D complètement libre. Vous découvrirez ainsi le champ de bataille sous différents angles de vues. Un moteur 3D très puissant pleinement utilisé par les développeurs : de vols planés d’Orks ahuris à la terre soufflée par une explosion, toute une gamme de pirouettes en tout genre viendront égayées cet univers de massacre sanglant.

 

 

 

 

 

 

 

Vous pouvez également personnaliser l’apparence de vos unités. Bannières spéciales, emblèmes d’unités et schémas de couleurs peuvent être utilisés pour personnaliser votre armée dans un atelier de peinture.

 

Bref, pour les graphismes, les images valent mieux qu’un long discours, je vous invite donc à rejoindre la rubrique image de JS où vous trouverez un album complet sur WarHammer 40 000 avec plus de 50 screenshots.

 

 

  

 

 

 

- Bande sonore -

 

Le mot qui résumerait le mieux les effets sonores dans Dawn of War est : classique. Tout d’abord parce qu’il n’y a rien qui détourne notre attention mais aussi car il n’y a rien non plus qui nous ennuie ou nous irrite au point de vouloir couper certains sons ou musiques.

De plus, chaque unité possède un vocabulaire très limité, bien moindre qu’un Warcraft III, mais qui contient tout de même le minimum requis pour un jeu du genre.

 

 

 

 

 

 

Le solo

 

 

- Les tutoriaux -

 

Une mission tutorial pour toutes les races afin découvrir les bases de chacune.

Ce qui porte à débattre, c’est que le tutorial nous forme que pour débuter avec un camp et nous montre pas toutes les possibilités qu’il offre. Par exemple, comment invoquer un démon lorsqu’on joue le Chaos ? Le côté positif c’est qu’on découvre par nous même toutes les subtilités du jeu.

A chaque fois que vous voulez vous initier à une nouvelle race, il faut repasser par le tout début où on vous explique comment capturer un point stratégique, etc… Dommage.

 

 

 

 

 

 

 

- La campagne -

 

 

Pendant des années, on a eu droit à une campagne d’une dizaine de missions pour chaque faction en présence. Les fans râlaient contre cette monotonie des campagnes et des scénarios dans les jeux de stratégie.

Les développeurs ont donc décidé de prendre les choses en main, et dans Warcraft III par exemple, il y a une seule et même campagne qui vous fait jouer chaque camp l’un après l’autre.

 

Dans Dawn of War, c’est presque la même chose, vous jouez qu’une seule campagne … mais avec une seule race, zut ! Seulement 11 missions qui nous laissent sur notre faim à un moment clé du scénario (cela laisse prédire un add-on) - Je commence à regretter l’époque de la monotonie –

Ne soyons pas trop dur tout de même. La campagne est vraiment prenante, vous dirigez un clan des Space Marines et vous vous battrez tour à tour contre toutes les races du jeu. Chaque début et fin de mission se voit illustré par une cinématique utilisant le moteur 3D du jeu, ce qui nous permet de pénétrer dans l’atmosphère de guerre qui nous est proposé tout en comprenant au fil des missions le passé et la personnalité des différents acteurs du scénario.

 

 

 

 

 

 

 

- L’escarmouche -

 

Plusieurs dizaines de cartes vous permettent de tester vos stratégies avec ou contre un ordinateur bien bourrin, fidèle à l’esprit du jeu.

L’Intelligence Artificielle est correcte ; contrairement à ses concurrents directs (Warcraft III et Armies of Exigo), il n’y a pas de mine d’or qui s’effondre, ce qui permet à l’IA d’être active pendant toute la partie et de ne pas s’arrêter lorsque son premier spot de ressource s’épuise. En 3vs3 cela commence à devenir vraiment folklorique et on cherche ses troupes sous les explosions et un amas de fumée obscur. Sans oublier de scruter les airs afin de voir si nos troupes ne sont pas tout simplement pulvérisées à coup de canon plasma.

 

 

 

 

 

 

Le mode multijoueurs

 

 

 

TCP/IP, LAN, GAMESPY directement intégré dans le jeu sont les principaux moyens de jouer en multijoueurs de 2 à 8 joueurs.

Comme je le disais dans la preview, le jeu entre copains est vraiment dément. C’est le jeu par excellence pour des soirées LAN entre pots.

 

Plusieurs possibilités de victoire s’offrent à vous. Notamment le classique match à mort où il faut raser son adversaire jusqu’au dernier bâtiment. Mais aussi la course aux points stratégiques, sachant que celui qui tient la majorité des objectifs vitaux pendant un certain laps de temps gagne la partie.

Cela met vraiment du piment au jeu et de véritables guerres aux enjeux stratégiques variés s’offrent à vous. Le temps qui s’écoule vous met la pression ; et diversions en tout genre sur un point stratégique pour aller capturer une relique sont au menu. Bref, un vrai plaisir de jouer, ce titre est le plus « fun » du moment.

 

De plus, grâce aux « replays », vous avez la possibilité d’enregistrer et de revoir vos parties les plus délirantes, mais aussi d’apprendre la stratégie des meilleurs ou encore d’analyser vos défaites.

 

 

 

 

 

 

Conclusion

 

Comme prévu avec la preview il y a un mois de ça, Warhammer 40 000 : Dawn of War est un jeu très bien réalisé. Plus qu’une alternative, ce RTS adapté d’un jeu de plateau concurrencera les plus grands de cet automne et des fêtes de fin d’années. Les multiples options qui s’offrent à vous et les animations aussi violentes qu’amusantes vous immergeront dans cet univers un peu « décalé ».

La version du test était une version française du commerce, je n’ai eu aucun bug ni crash. Un jeu stable donc, qui ravira les amateurs d’action et de délires.

 

 

 

La fiche technique

Developpeur Relic entertainment
Editeur THQ
Site officiel oui
Type RTS genre Warcraft III
Sortie Disponible
Démo Oui
Les plus

- L'univers délirant
- Les batailles démentes
- Un très bon moteur 3D

Les moins


- La campagne (un seul camp)

Le verdict Très fun en multijoueurs 
La note de JS (/20)

17

Notre galerie d'images

 

 

 

Configuration recommandée :

 

Processeur Intel ou Amd 2.2 GHz

512Mo de RAM

nVidia GeForce 3 ou ATI Radeon 8500 ou équivalent avec 64Mo de RAM Vidéo

2Go d’espace libre sur le disque dur

CD ROM 4x

Modem 56K ou haut débit pour les parties multijoueurs

 

Configuration de test :

 

Pentium 4 cadencé à 3 GHz

1024Mo de RAM

ATI Radeon 9800 Pro 128Mo

ADSL 2048/128K

 

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