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- Le NetMagazine des jeux video de stratégie 

Armies of Exigo

Créé le : 23/1/2005
Edition du : 23/1/2005
Auteur : Docrate

 

 

Décembre 2004. A grands coups de renforts publicitaires, le Seigneur des Anneaux, édité par Electronic Arts, arrivait chez notre marchand de jeux vidéo préféré. Une semaine auparavant, Armies of Exigo, jeu de stratégie temps réel du même éditeur était repoussé alors qu’il avait été déclaré « gold » (= fini).

 

Jeudi 20 janvier 2005, le jeu sort enfin chez nous, en France, alors qu’il était disponible depuis quelques semaines déjà chez nos voisins. Pourquoi, et comment, un jeu au titre si peu évocateur pouvait faire concurrence au célèbre Seigneur des anneaux attendu par des milliers de fans ?

 

 

 

   

 

 

 

« Armies » ok, mais qu’est ce donc qu’ « Exigo » ?

 

 

Armies of Exigo, c’est d’abord un univers Heroic Fantaisy. Peu ou pas original du tout, l’heroic fantaisy maintenant, on connaît par cœur avec Warcraft ou encore Warhammer 40 000 sortie à la rentrée 2004.

 

Fidèle aux habitudes de la catégorie, AoX propose un royaume inconnu et lointain, Noran, dans lequel les humains et leurs alliés (Elfes, nains, gnomes, …) livrent bataille à des bêtes qui ont soif de tuer (Orcs, trolls, ogres, …) pendant qu’une force obscure les épie secrètement (Morts vivants, fantômes, elfes noirs, …).

 

Que ce soit clair dès le début, Armies of Exigo ne propose pas un contenu original. Au contraire même, il n’a pas la prétention de vouloir révolutionner le genre de la stratégie temps réel.

 

 

 

   

 

 

 

Vous avez dit classique ?

 

 

Vous pouvez prendre le contrôle de trois races.

 

L’Empire, les gentils paranoïaques, sur qui il tombe une avalanche d’ennuis en tout genre, du complot international, à l’invasion d’araignées peu amicales, en passant par la trahison au grand et respecté conseil des mages.

 

Les Bêtes, brutales, sanguinolentes, cruelles. Leur devise : « foncer dans le tas ». Elles veulent toujours plus de territoires et ne jurent que par la chute de l’Empire de ces humains chétifs et pleutres. Par contre, toujours assez naïves pour se faire manipuler par des forces noires.

 

Et les Déchus, les êtres machiavéliques qui préparent la fin du monde en secret, tapis dans l’ombres. Brrrr, ça fait froid dans le dos, surtout quand on sait qu’ils lèvent une armée de millions d’araignées pas très bavardes, juste sous les pieds des humains, dans le sous-sol.

 

 

 

   

 

 

 

Bon, vous allez me dire, si ce n’est que le scénario qui est classique, c’est pas bien grave, on a l’habitude dans le jeu vidéo.

Je poursuis.

 

Les déchus sont une réplique des morts vivants de Warcraft III. C'est-à-dire qu’une fois le bâtiment lancé, pas besoin de constructeur pour le finir, ils sont aussi obligés de construire sur une zone de flétrissure. Leur unité de base est bon marché, faible et rapide comme la goule de Warcraft. La deuxième unité est une sorte de Démons des cryptes.

 

Il y a trois campagnes : une empire, une déchus et une bête. Trois ressources : or, bois et gemmes. On démarre une partie avec un hôtel de ville que l’on améliore. Il faut construire des fermes pour augmenter la capacité de population, et des villageois pour récolter des ressources dans une mine d’or ou de gemmes. Sans oublier d’aller raser tous les arbres de la carte (ah bravo l’écologie).

 

Non non je ne caricature pas. Je me demande si ce n’est pas plutôt les développeurs qui ont voulu caricaturer le genre stratégie temps réel.

 

 

Oui mais de toutes façons, que voulez-vous qu’ils mettent de plus dans leur jeu, hein ? Fantassins, archers elfes, prêtres, mages, chevaliers, catapultes, dirigeables et phoenix, cela ne vous suffit pas ? C’est vrai, il en reste quelques unes et je ne vous ai encore rien dit des autres races.

 

 

 

   

 

 

 

Tiens, un soupçon d’originalité ? C’est quoi un multisort ?

 

Oui, quand même, ce jeu nous réserve quelques surprises bien agréables (Vous m’avez déjà vu tester un jeu nul vous ? Non, je le laisse aux autres rédacteurs mais ne le répétez pas).

 

En tout premier, on remarque qu’il y a deux mini-cartes. Une pour la surface, l’autre pour le sous-sol. On passe d’une à l’autre avec la touche « tabulation » ou en cliquant directement sur l’une d’elle. Le passage d’une à l’autre ne souffre d’aucun ralentissement.

Ce n’est pas nouveau dans les jeux de stratégie mais c’est assez rarement repris. En gros, cela veut dire, le double de surface d’amusement et des attaques surprises.

Surtout que chaque race peut creuser des trous n’ importe où et n’est pas obligée d’emprunter les passages déjà prévus par les créateurs.

Maintenant, la question qui se pose est : Est-ce que les joueurs vont s’en servir en multijoueurs ? Je pense que oui, il y a moyen d’inventer des stratégies assez loufoques. J’en profite pour prévenir les lecteurs qui sont arrivés jusque là  (félicitations) : Méfiez-vous des souterrains, vous pourrez avoir de mauvaises surprises (sisi, voir l’armée ennemie débarquée au cœur de votre base soudainement, ça choque).

 

 

 

   

 

 

 

Autre point original, plus rare cette fois ci à trouver dans l’univers stratégie temps réel ; lorsque vous survolez une unité ou un bâtiment à construire, vous voyez son coût en or bois et gemmes, mais aussi en temps. Très utile pour se rendre compte rapidement d’une stratégie à appliquer en situation de crise lorsque les secondes vous sont comptées.

 

 

Les unités peuvent aussi entrer dans les bâtiments. En autre les archers, pour rendre plus puissantes les tours de défenses ou encore les villageois à faire rentrer dans l’hôtel de ville en cas d’attaque. Vous pouvez prendre également le contrôle d’un bâtiment neutre en faisant entrer un soldat dedans. Cette structure pourra vous rendre différents services comme recruter des mercenaires puissants ou générer des ressources en continu.

 

 

 

   

 

 

 

Vous avez la possibilité de lancer des sorts à plusieurs. Par exemple, vos prêtres, si ils sont trois, peuvent lancer un sort qui va faire une sorte de bénédiction à toutes vos unités sur la carte jusqu’à qu’ils n’aient plus de mana. Ils restent immobiles, en cercle, pendant la durée du sort.

 

 

Autre concept intéressant, la notion d’expérience pour les soldats. Chaque fantassin, archer ou tout ce qui peut tuer un ennemi possède une jauge d’expérience et 5 niveaux. Vos unités montent en grade progressivement et deviennent plus puissantes. Elles acquièrent aussi des auras qui rendent plus fières et donc plus fortes les unités qui les entourent. Cela vous encourage donc à chouchouter votre armée et à soigner vos valeureux guerriers. Néanmoins, cela n’évite pas les boucheries, ne vous inquiétez pas.

Attention, ce que je dis pour l’Empire n’est pas forcément vrai pour toutes les races. En effet, chez les Déchus, c’est un bâtiment, le puits des âmes qui récolte les âmes de tous vos ennemis tombés au combat rendant ainsi plus robustes l’ensemble de vos unités présentes sur le terrain équitablement.

 

 

Il y a aussi des héros ! Bon d’accord, ce n’est pas très original avec Warcraft III et Dawn of War qui sont sortis il y a peu. Oui mais, les héros, ne vous réjouissez pas trop vite, c’est que dans les campagnes. Ils sont puissants mais peuvent aussi vous coûter la victoire car à chaque mission vous avez comme impératif de les faire survivre. A manipuler avec précautions donc.

 

 

 

   

 

 

 

Une réalisation parfaite ?

 

 

Les campagnes sont très bien réalisées. Souvent, vous avez un interlude séparant les missions qui vous montre le déroulement de l’histoire ainsi qu’une carte du monde pendant les chargements de partie. Les cinématiques utilisant le performant moteur du jeu entrecoupent même les missions lorsque vous arrivez à des points clés.

 

De plus, chaque mission est une véritable aventure, n’hésitez pas à parcourir les moindres recoins pour découvrir des armes puissantes ou des bonus en tout genre. Cela va du coffret d’or, aux potions diverses et variées en passant par une amulette qui vous permet d’invoquer trois fois un élémentaire de la terre.

 

 

 

   

 

 

 

Vous manipulerez aussi plusieurs héros au cours des campagnes. Chez l’Empire par exemple, vous aurez Alric, le chef du conseil, un mage très puissant, mais aussi Heaumedune un preux chevalier, et une archère elfe très sexy, euh… je m’égare.

Le niveau de difficulté des campagnes (une douzaine pour chaque race) est assez élevé. Un débutant peut déjà se faire surprendre dans les premières missions du jeu. Heureusement un tutorial est là pour guider les moins initiés à la stratégie.

 

De même, l’Intelligence Artificielle dans les parties personnalisées, même en niveau normal, est relativement agressive et le rush est une technique primordiale pour survivre. Pouvoir mettre des unités en garnison ne change rien à l’affaire. Ce jeu ne change pas la donne : « la meilleure défense, c’est l’attaque ».

Bref, l’IA n’attend pas toute seule dans son coin que l’on veuille lui porter le coup fatal, c’est plutôt elle qui se joue de nous lorsqu’on découvre le jeu. Pour les fins stratèges, un jeu d’échec vous attend dans les parties personnalisées où l’IA ne se laissera pas faire.

 

 

 

   

 

 

 

On sent qu’il y a beaucoup de soin apporté au jeu. Que ce soit au niveau de la campagne, classique mais bien ficelée, ou dans le gameplay, tous les concepts découverts dans les jeux de stratégie depuis Command & Conquer sont là. Les points de ralliement, les queues de construction, les ordres cumulés, la gestion de groupe, l’autocast (lancement de sort peu coûteux automatique).

 

En plus de cela, le pathfinding (gestion de déplacement des unités) a l’air très bien conçu lui aussi. Contrairement à son confrère Warcraft III, une unité au centre d’un groupe peut se dégager aisément et rapidement toute seule pour exécuter un ordre la concernant. Cela évite les énervements et autres prises de nerf quand on est dans une situation pressante (du genre : « Mais tu vas te sortir de là, petit chevalier déficient mental !?! »)

 

Il y a aussi beaucoup de différences entre les races. Par exemple, la population des bêtes est gérée par des sortes de buffles (des fermes mouvantes et dangereuses) ou encore les travailleurs des déchus peuvent empoigner les petites unités ennemies pour les faire taire.

 

 

La gestion du terrain est également intéressante. En plus de pouvoir creuser jusqu’au sous-sol, on peut détruire et réparer des ponts enjambant des rivières ou des gouffres profonds.

 

 

 

 

   

 

 

 

Conclusion

 

 

Ce jeu a le mérite de ne pas être bâclé ; très bien réalisé, il réunit les meilleurs concepts des jeux du même genre. Il n’innove pas mais propose un contenu honorable qui ravira les experts comme les débutants. En effet, ce jeu est idéal pour découvrir l’univers des jeux de stratégie en temps réel. C’est un jeu complet, pas si courant que ça ces derniers temps.

 

On regrettera cependant, en plus du manque d’originalité, la facilité du jeu en multijoueurs. C'est-à-dire, que comme un Warcraft III, un débutant qui pompera en masse l’unité « over » du moment gagnera sans problème un joueur expérimenté qui veut essayer une autre stratégie.

Faites attention donc et informez vous des unités mises en valeur par le dernier patch pour ne pas vous faire raser par votre petite nièce de 7 ans venue passer le week end en famille.

 

 

 

     

 

 

 

La fiche technique

Developpeur Black Hole Entertainment
Editeur Electronic Arts
Site officiel Oui
Type RTS Heroic Fantaisy
Sortie Disponible
Démo Oui
Les plus

- La campagne
- l'IA
- La finition

Les moins


- Pas du tout novateur

Le verdict Classique mais très complet et bien réalisé 
La note de JS (/20)

17

Notre galerie d'images

 

 

 

Configuration recommandée :

 

- OS: Windows XP
- CPU: 2.8 GHz Pentium™ 4 or equivalent AMD Athlon™ XP
- RAM: 768 MB or higher
- VIDEO CARD: 128Mb NVIDIA® GeForce™ 4; ATI® Radeon™ 9600 or better Direct3D-capable card
- AUDIO CARD: Any DirectX 9.0-compatible card
- DIRECTX: 9.0b or higher
- INPUT: Mouse and Keyboard

 

Configuration de test :

 

Pentium 4 cadencé à 3 GHz

1024Mo de RAM

ATI Radeon 9800 Pro 128Mo

ADSL 2048/128K

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