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- Le NetMagazine des jeux video de stratégie 

Impossible Creatures

Créé le : 9/2/2003
Edition du : 10/2/2003
Auteur : Bougon

Impossible Creatures: le Test

 

 

Fiche Technique

Développeur

Relic Entertainment

Editeur

Microsoft

Site officiel

Oui 

Type

STR

Sortie

Février 2003

Prix Public

56 €

Démo

Oui

Multijoueur

Oui

Les Plus

-         Originalité du concept

-         Nombreuses unités différentes

-         Bons graphismes

-         Un bon équilibrage des unités

Les moins

-         Campagne courte

-         Manque de diversité de cartes

-         Un gameplay trop classique

Le verdict

Sans doute pas une révolution mais une réelle innovation dans l’univers des STR.

Note

***

Pour ceux qui n’auraient pas lu, le précédent test de la démo, voici un petit rappel. Impossible Créatures de Relic Entertainment(les créateurs du génial Homeworld) se base sur une idée déjà développée en littérature (l’île du Dr Moreau) ou en jeux vidéos (et oui souvenez-vous de  Genewars) : la combinaison génétique. Le jeu comporte un mode solo composé d’une campagne de 15 scénarios et d’un mode carte aléatoire face à  l’ordinateur ainsi bien sûr que la possibilité de jouer face à d’autres adversaires humains.

 

             

 

 

  

  

La technologie Sigma

 

Voilà ce qui différencie Impossible Créatures d’un STR classique. Cette technologie mise au point par le Docteur Eric Chakinov permet de croiser génétiquement des créatures classiques (bouc, singe, poisson, hibou, etc..) afin d’obtenir des races hybrides qui combinent les pouvoirs de chacune des races de base. Ainsi en croisant un ours et une grenouille vous obtenez un grenous qui possède à la fois des pouvoirs de la grenouille (nage, contact venimeux) et de l’ours (combat au corps-à-corps). L’essentiel de l’intérêt du jeu repose sur cette technologie Sigma. Vous pouvez créer votre propre armée dans le Combinateur. Le nombre des combinaisons est impressionnant puisque Relic annonce qu’à partir des 52 races de base pas moins de 200000 créatures sont possibles -je vous avouerais que je n’ai pas cherché à vérifier ce chiffre, les probabilités et moi ça fait 3 J

 

En plus de ces croisements vous pourrez au cours d’une partie augmentez les caractéristiques de vos créatures hybrides à l’aide de l’amplificateur génétique et ainsi améliorer leur attaque, leur défense, leurs points de vie, etc…

 

L’idée du Combinateur est sans nul doute la force de ce jeu. Pouvoir créer ses propres créatures, en fonction de son type de jeu, n’est pas sans rappeler le principe des jeux de cartes Magic ou une des étapes primordiales est la composition de son deck (son jeu de cartes NDLR) avant d’affronter un adversaire. Petit regret une fois dans le jeu on ne sent pas toujours les heures passées dans le combinateur. En effet un adversaire beaucoup plus rapide au niveau économique vous battra avec des créatures tirées des armées de base malgré vos créatures plus complexes et réfléchies. Et oui la micro-gestion  bat assez souvent la réflexion et le sens tactique J Notons quand même le très bon équilibrage des créatures et jusque là il ne m’a pas semblé qu’une créature était trop puissante au point de mettre à mal le jeu.

 

 

 

Je me présente : Solo, Campagne Solo.

 

Dans cette campagne, vous incarnez Rex Chance, le fils du Docteur Chakinov. Rex reçoit une lettre de son père, qu’il croît mort depuis des lustres. En effet, Chakinov a peur que ses découvertes sur la technologie Sigma ne tombe entre de mauvaises et il reprend contact avec son fils afin que celui-ci le rejoigne et l’aide. Bien entendu les craintes du vieux professeur sont fondées et quand Rex rejoint le laboratoire de son père, celui-ci a disparu. Voilà le point de départ de l’aventure. Le scénario n’a rien de transcendant mais il aurait pu être celui d’un film du style « A la poursuite du diamant vert » ou « La momie ». Rex possède la capacité d’utiliser son fusil équipé de fléchettes neurotoxiques pour capturer des spécimens animaliers, qui pourront ensuite être combinés grâce à la technologie Sigma. Il est aidé dès le début de l’aventure par le Docteur Lucy Willing, l’assistante de Chakinov. Lucy a elle la possibilité de « copier » des bâtiments après avoir étudier quelques secondes ceux de l’ennemi.

 

Trop de missions se résume malheureusement à la même chose. Capturer des animaux, les manipuler dans le Combinateur et ensuite partir détruire la base adverse. Les cinématiques de transition sont par contre de très bonne facture et on les suit avec intérêt, d’autant plus que l’humour y est très présent.

 

Le tutorial est très complet et permet de prendre rapidement le jeu en main sans pour autant devoir passer des heures dans le manuel.

 

 

Terre-Neuve ou Hawaï

 

Côté graphismes, Relic a fait du bon travail. Le jeu est entièrement en 3D, avec des couleurs chatoyantes. Les environnements comme les créatures sont bien détaillés même si il est parfois difficile de distinguer certains types de créatures sans zoomer dessus. Les cartes sont toutes des îles mais varient de l’île de climat polaire à l’îlot tropical paradisiaque en basant par de véritables rochers désertiques sortis de mer.

 

 

Classicisme dans l’originalité

 

Le jeu une fois passée l’étape du Combinateur se révèle un STR des plus classiques. A partir du train-volant (si si je vous assure ça existe) qui vous sert de moyen de transport entre les îles, vous pouvez recruter des hommes de main. Ces gaillards joufflus et chauves peuvent construire des bâtiments et extraire la ressource principale qu’est le charbon. Il existe une autre ressource l’électricité qui s’acquiert aux travers de générateurs. On se trouve donc en présence d’une économie « warcraftienne » avec une ressource principale et une plus secondaire avec pour but d’explorer rapidement l’île afin de prévoir son extension sur l’une des autres mines de charbon le plus tôt possible. Bien sûr il existe un système de passage d’âge (ici en fait d’évolution de la technolgie Sigma) qui vous permet de construire de nouveaux bâtiments mais surtout d’avoir accès à des créatures plus puissantes de votre armée.

 

En multiplayer, une des parts essentielles s’avère la préparation de son armée avant de débuter la partie. Bien entendu on ne sait pas ce que son adversaire a pu préparer et on se trouve devant un choix cornélien : choisir une armée équilibrée ou miser sur une option (créatures avec attaque à distance, créatures aériennes,…). Ce choix se révèle d’autant plus difficile que vous êtes limité dans le nombre de créatures composant votre armée !

 

Relic Entertainment a par contre beaucoup misé sur l’aspect communautaire du jeu puisque les joueurs ont accès aux outils permettant de modifier Impossible Creatures ce qui devrait permettre de voir les scénarios et les cartes fleurir.

 

 

Encore une fois Relic Entertainment tente de se distinguer en matière de STR. L’idée de la création de son armée est d’ailleurs bien exploitée et on combine avec plaisir toutes ces créatures. On regrettera que la campagne solo soit un peu courte et monotone mais surtout on espère qu’une réelle communauté se créera sinon le jeu ne ressortira pas du lot comme beaucoup d’autres jeux de stratégie à l’heure actuelle. Malgré qu’il soit très classique dans sa phase économique et stratégique, Impossible Creatures se démarque vraiment des autres STR grâce au Combinateur et rien que pour cela il mérite l’attention.

 

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