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Vendredi - Journal de Bord

Sur le papier, cette journée s'annonçait tout aussi chargée ou presque que la précédente : présentations, rédaction, visite des stands.... Tout était minuté soigneusement. Notre seule satisfaction était de se dire qu'au moins nous pourrions nous lever bien plus tard que la veille. Le problème avec les plans, c'est qu'ils ne se déroulent jamais comme on voudrait. Voyez plutôt...


6h : délicieusement blottis dans les bras de Morphée, nos esprits fatigués vagabondent selon leur gré. Je ne saurais dire ce qu'il en est pour Justicius, mais me concernant, je fais un des plus beaux rêves qu'un rédacteur Jeux-Strategie.com puisse faire : j'étais au Salon du Jeu Vidéo 2009 et discutais le bout de gras avec Chris Taylor himself, devant une présentation alléchante de Supreme Commander 2 sur écran géant, le tout en compagnie d'une hôtesse au combien superbe. Je jouais alors les Cybrans et lançais une puissante contre-offensive contre ces rebelles d'Illuminés à coup d'unités Expérimentales impressionnantes. Bref, vous l'aurez compris, le pied intégral. Dommage qu'un cri soudain déchire l'air de notre chambre et me prive de la fin de mon fantasme. Mais qui pouvait-on bien assassiné à pareille heure dans les rues de Paris ? La victime de ce meurtre ne savait-elle pas qu'il y a ici des journalistes éreintés qui tentent de trouver le repos (Eternel pour elle, pas pour nous !) ? Qu'elle meurt, oui ! Mais qu'elle meurt en silence, bon sang. Finalement, je m'aperçoit qu'il ne s'agit que d'un camion poubelle dont la benne aurait bien besoin d'huile. 

6h15 : je tente désespèrement de me rendormir. Mais surtout j'essaye de revenir dans mon rêve pour tranquillement pouvoir finir mon attaque. Aaargh ! Tous mes efforts restent vains... Impossible d'y replonger ! Je maudis donc les éboueurs et me promet à mi-voix de les trucider plus tard à coup d'overcharge. Quoiqu'un Nuke refléterait davantage ma colère.


8h32 : le réveil, sans pitié, rejoue implacablement sa marche martiale pour la deuxième fois. Nous maudissons donc l'Iphone, responsable de tous nos maux et commençons à croire que tout le monde a décidé de nous faire enrager ce matin. Mais le devoir nous appelle et il nous faut donc nous lever malgré les courbatures, les maux de têtes et les yeux injectés de sang : au pire, si les interviews ne marchent pas, nous pourrons toujours nous recycler comme Animateur du stand Left 4 Dead 2.


9h45 : après une longue douche qui a réussit à nous donner la pêche (un zombie qui a la pêche, ca fait peur. Promis !), nous quittons l'Hôtel. Vingt minutes à pied ne seront pas de trop pour finir de nous réveiller. N'empêche quand je pense à ce superbe rêve, je ne peux que me sentir frustré de ne pas avoir assisté à la fin de la présentation de Chris Taylor. Et pourtant, je ne le sais pas encore, mais ce rêve va se révèler en partie prémonitoire... En partie seulement.


10h15 : nous arrivons enfin au Festival. Une foule non négligeable attend devant les portes : les joueurs sont enfin là ! Il est vrai que si Jeudi était réservé à la presse, il va donc falloir nous habituer à la foule. Malheureusement pour nous, une fois devant l'accueil presse, il s'avère que le Festival n'a plus aucune trace de nous. Nos noms n'apparaissent nulle part et l'hôtesse semble tout aussi gênée que nous. Heureusement, notre charme naturel, aidé d'une preuve tangible de notre appartenance à la presse, nous permet de passer cet obstacle. Toutefois, on peut craindre qu'un simple battement de cil ne suffira pas le reste du week-end à assister au salon. Serait-ce la fin de notre aventure ? Serons-nous contraint de rentrer à Toulouse bredouille ? Pour l'instant, nous nous contentons d'entrer enfin dans le Hall, non sans une certaine appréhension pour la suite de notre aventure. L'ambiance y est toute autre que la veille. Les travées sont remplies de badauds et du coup, les stands ont sorti l'artillerie lourde : hôtesses aux formes généreuses, affiches tape-à-l'oeil, goodies à gogo et musique à fond.


10h25 : nous retrouvons le calme tout relatif de la salle de presse. L'occasion pour nous de faire quelques photos avec les collègues de jeuxvideo.com et de jeuxvideo.fr, finalement tout aussi sympathiques que le laissaient entendre les nombreuses vidéos mis en ligne sur leurs sites.



10h35 : tandis que Justicius m'abandonne à mon triste sort de rédacteur pour aller courir les filles... euh pardon les stands, je m'attaque au chargement des photos et vidéos que vous avez pu découvrir hier sur notre site. Il faut dire qu'il y a beaucoup de travail et je commence à craindre que le principal souvenir du salon que je pourrais ramener chez moi, sera celui de l'austère salle de presse !


11h30 : Justicius revisite encore une fois le stand RUSE décidement très attirant, et véritable révélation pour nous de ce salon. Il en profite pour soutirer sous la contrainte, de nombreuses informations inédites et quelques vidéos. C'est que le Justi ne rigole pas. Sur entrainé grâce à des années de pratique à la CIA, il n'a laissé aucune chance aux animateurs. Certaines rumeurs disent d'ailleurs qu'ils auraient depuis quitté le salon et que personne ne les aurait revue... Mystère !


12h30 : le travail de rédaction est pratiquement terminé. Beaucoup de choses restent encore à faire. Malheureusement, nous n'avons plus le temps et il est temps d'aller manger. Justicius me rejoint donc à la salle presse et nous partons de ce pas vers la sandwicherie la plus proche.


12h45 : après avoir perdu ce qui nous semble un bras en payant notre repas, nous nous attablons dans un coin pour dévorer notre maigre pitance. Les tables libres sont déjà chères et il nous faut user de toutes les RUSES pour arriver à nos fins.

13h30 : vu le peu d'activités qui nous attend dans l'après-midi - juste une petite conférence à 15h sur des potatoes - nous décidons, enfin surtout moi en fait, d'aller faire un tour dans le salon des Jeux de Société. Il faut dire qu'en grand fan que je suis, j'avais déjà repéré deux jeux susceptibles de m'intéresser : Les Cyclades, une sorte de Civilization allégé, et Nostra City, un jeu d'ambiance sur la Mafia.


13h50 : grâce à mon radar T3, je trouve enfin le stand de Nostra City, perdu aux milieux de tous les autres. Manque de chance : une partie du jeu vient de commencer et je dois donc prendre mon mal en patience pour y toucher à mon tour.

14h : Justicius n'étant pas très emballé par les jeux, décide de repartir à la chasse aux informations, un métiers on ne peut plus délicat et qui demande une grande expérience. Mais notre ami est un homme plein de surprises : il a suivi, à ses heures perdues, des cours d'archéologie auprès d'Indiana Jones (décidement, trop fort ce Justi !). Il ne mettra donc pas longtemps avant de trouver les news qu'il cherchait ici et là. Pendant ce temps, j'attends toujours pour tester le prototype de Nostra City. Heureusement, l'ambiance autour de la table est très festive, chacun jouant à la perfection son rôle de mafieux (et moi de flic en civil), et je ne tarde pas à sympathiser avec les quatre joueurs. Il faut dire que, parmi eux, une très charmante demoiselle attire toute l'attention à elle ! D'autant que celle-ci ne manque pas de "poumons" et que son T-shirt largement échancré ne peut qu'encourager les mâles alentours à la regarder..... dans les yeux (A quoi pensiez-vous, bande de coquins ?). Pour un peu, on se croirait retourner dans mon rêve.... mais sans Chris Taylor et sans SupCom 2 (je vous sens déçu, non ?)

14h20 : la partie se termine enfin ! Juste le temps de dire chaleureusement "Au revoir" à trois des joueurs, et me voilà installé à la table plein d'espoir. Oui mais voilà ! Le petit Jesus doit certainement m'en vouloir, malgré ou à cause de mes nombreuses prières de la veille. Du coup, la partie ne se lance pas. Pire, les animateurs du stand doivent partir à un rendez-vous et ne laissent derrière eux pour surveiller la matériel que la belle demoiselle qui s'avère finalement faire partie des exposants. Nous nous faisons donc face et attendons patiemment leur retour. Le silence est pesant.

14h30 : à l'autre bout du salon, Justicius en prenait plein la vue avec la présentation d'Aion, un MMO somme toute assez classique et qui veut s'attaquer, lui aussi, à l'inébranlable World of Warcraft. De mon coté, la température est sacrement montée : la demoiselle, qui répond au doux prénom de Laeticia, et moi avons brisé la glace et discutons avec plaisir, seulement interrompu de temps en temps par quelques badauds intéressés par le stand. A ces occasions, je me rend compte que la pauvre a quelque peu été bombardée là sans vraiment avoir été formée. En réalité, elle m'apprend qu'elle est là pour dépanner un ami. Du coup, je tente de l'aider autant que je peux dans son rôle d'hôtesse (pas sûr toutefois que mon torse fasse le même effet sur les visiteurs que le sien !).


14h50 : Justicius vient me chercher pour la fameuse présentation de 15h. Il s'agit d'un MMOSTR plutôt prometteur nommé étrangement Potatoes. Peu emballé par le nom (j'avais trop mangé à midi), et n'ayant toujours pas fait ma partie, je suis bien embêté. Laeticia vole alors à mon secours en m'assurant que dans les prochaines minutes les deux animateurs du stand reviendront et que je pourrais dès lors faire la partie que j'attends si patiemment depuis déjà une heure ! Du coup, je n'ai plus choix ! Je suis obligé de rester auprès d'elle et d'envoyer le courageux Justicius seul à la conférence. Je lui promets toutefois de le rejoindre rapidement, notamment à l'occasion d'une interview.


15h20 : partagé entre le remord d'avoir laissé tombé mon partenaire de toujours et le plaisir d'être en galante compagnie, sans parler du plaisir des yeux, j'hésite encore entre aller le rejoindre et rester. Finalement, un coup de fil me libérera de cet infâme dilemne : la présentation en question a été repoussée au lendemain 15h. J'ai donc carte blanche pour rester sur le stand et attendre ma partie. Cela tombe bien : nous nous entendons très bien Laeticia et moi et ne voyons pas le temps passé, trop occupés à discuter et à rire. Cela me permettra notamment de découvrir qu'elle aussi se passionne pour l'archéologie. Décidement... après Indiana Justi voici venir Lara Croft.

15h40 : la demoiselle m'abandonne à contre-coeur, du moins, je le suppose, le temps d'aller manger avec un des responsables du stand enfin revenu. Avec elle, je vois également la possibilité de faire ma partie s'envoler... Du coup, je fais contre mauvaise fortune, bon coeur et décide de me remettre quelque peu au boulot en allant voir un stand non loin qui a attiré mon oeil averti depuis quelques minutes déjà. J'ai alors droit à une interview privée avec un des développeurs d'un concept qui me séduit fortement, en ancien joueur que je suis : simplifier le jeu de figurine en l'associant avec un logiciel, fonctionnant sur PC, Mac et Iphone pour gérer automatiquement toute la partie calculatoire, souvent trop complexe dans ce style de jeux.

16h25 : notre ami Justicius, jaloux de ma galante rencontre, se met en quête d'une compagne pouvant rivaliser. Il photographie donc toutes les jolies hôtesses (visibles sur notre galerie d'images) qu'il croise sur son chemin mais malheureusement aucune ne cédera à ses charmes. Ce n'est que partie remise. De mon coté, je reviens plutôt satisfait de mon entrevue et rescouate la table de Nostra City, toujours dans l'attente de cette fameuse partie que j'espère depuis près de 3h ! Heureusement, Laeticia, qui est revenue de son périple Repas, rend moins ennuyantes les longues minutes qui s'écoulent.


16h45 : ENFIN !!! Grâce à l'aide de Laeticia, j'obtiens finalement une partie à 4 joueurs. La demoiselle, qui participe bien évidement, se place face à moi.

17h14 : après 15 minutes d'explication de règles, nous voilà parti. Le principe est simple : nous sommes les bras droits d'un caïd de New York qui s'est fait arrêté par le F.B.I. L'objectif est donc pour nous de corrompre les jurés pour le faire libérer tout en gérant les affaires de la famille. L'avantage, c'est que si nous parvenons à le faire libérer, le plus respecté d'entre nous héritera du titre de "Boss". Pour ce faire, nous allons racketé les différents quartiers de la ville, faire le commerce de stupéfiant, user et abuser des prostituées (la "vente de chaussures" dans le langage mafieux). Bref, une ambiance forte et des mécanismes relativement simple. Nous attaquons donc bille en tête. Las, malgré les 3h30 passées ensemble, ma compagne d'un après-midi s'acharne sans raison apparente sur moi durant tout le jeu ! Mais qu'ai-je donc bien pu lui faire pour mériter cela ?

17h50 : un des joueurs les plus discrets de la partie me rafle la victoire sous le nez (1 pt). Malgré ma frustration, je ne peux que m'emballer que devant ce jeu de bluff et d'enchère reflétant avec brio l'ambiance mafiosi. Pour dire, on était 2 à emprunter l'accent sicilien et à faire de multiples références à Scarface et autres Parrains. Nostra City... un titre à retenir donc pour les amateurs de jeux de société sympathiques. En revanche, je retiens Laeticia : elle ne perd rien pour attendre, malgré ses excuses qui ne manquent pas d'arguments (N'oubliez pas le T-Shirt et les poumons !).

18h : déçu par ma défaite sur le fil et cédant à la demande de Laeticia, j'amorce une deuxième partie dans la foulée. Justicius, quant à lui, s'est installé sur le stand de RUSE et multiplie les approches pour jouer encore au jeu tout en tirant le maximum d'informations du responsable marketing Ubi Soft.

18h30 : Justicius revient me voir et s'étonne que je n'ai toujours pas terminé ma partie. Il faut dire qu'il n'est pas au courant de mes déboires et croit que je joue depuis 15h. De mon coté, comment lui dire que j'ai faillit à mon devoir de Rédacteur Jeux-Strategie.com en faisant 2 parties de suite. Je m'en sors donc en lui annonçant sans ciller que je viens enfin de pouvoir commencer ma première partie. Dans son coin, Laeticia sourit mais ne dit rien... Ouf ! Du coup, Justi, blasé, repart faire quelques parties en multi de RUSE tandis que j'essaye d'expédier ma partie.

18h55 :  pressés par les annonces bruyantes des speakrines du salon, demandant au public de quitter le salon, nous mettons un terme à la partie. Cette fois, la victoire me revient grâce notamment à une lourde ambiance de défiance sur la table qui nous a empêché de libérer le Patron. Cela tombait bien : j'étais devenu en cours de partie un indic du FBI et devait tout faire pour laisser moisir en prison le Padre. Tant pis pour lui et tant mieux pour moi... Le temps d'aider au rangement et c'est déjà le temps des "Au revoir". Deux bises plus tard, me voilà dans les travées du salon, courant pour retrouver le petit Justicius avant la fermeture imminente du salon.

19h : je retrouve mon fidèle partenaire sur le stand d'Intel. Juste le temps de prendre rendez-vous pour le lendemain pour quelques vidéos du jeu et nous voilà en route de l'hôtel. Il nous faut nous dépêcher : nous avons rendez-vous à 20h en plein centre ville avec un ancien pilier du site supremecommander-alliance.com, Tuttu !

19h35 : enfin arrivés à l'hôtel, nous découvrons l'ampleur du désastre ! Les pieds du pauvre Justicius n'ont pas supporté  les nombreux allers-retours entre le stand où j'ai passé l'après-midi et le reste du salon. De vilaines cloques déforment ses orteils et il semble souffrir le martyr. Et oui, c'est aussi ça être rédacteur chez nous ! C'est allé au delà de la souffrance. Facile me direz-vous quand on a passé son temps à glander/draguer (rayer la mention inutile).

20h15 : nous arrivons enfin au point de rendez-vous. La faute à Justicius qui a du mal à marcher. Aucune considération ce Justi, alors ! Heureusement pour lui, notre contact est lui aussi en retard, bloqué par un problème de RER B. Pour la énième fois de la journée, je prend donc mon mal en patience.

20h45 : notre contact arrive enfin. Il était temps, nous étions en train de nous auto-digérer ! Ne rigolez pas, c'est très douloureux. Il nous emmène dessuite vers un bar irlandais où nous pourrons boire (beaucoup) et manger (un peu).


23h : l'heure de rentrer ! On dit donc au revoir à Tuttu et à sa charmante copine. C'était une excellente soirée qui a permis de décompresser après notre intense journée... Hum hum !

00h : une fois rentrés à l'hôtel,tandis que Justi sauve ce qu'il peut de ses orteils, il est temps pour moi de consulter les forums et de répondre aux questions pertinentes de nos lecteurs, . Et oui, le bon rédacteur ne s'arrête jamais ! Et puis, j'éprouve comme un sentiment de culpabilité. Allez savoir pourquoi !


01h : extinction des feux. Nous avons bien mérité quelques heures de sommeil et nous jetons donc avec enthousiasme sur nos lits respectifs. Qui sait ? Avec un peu de chance, Chris Taylor et SupCom reviendront me rendre visite pendant mon sommeil.


Retrouvez demain la suite de notre aventure au Festival du Jeu Vidéo. Une journée qui sera sous le signe de la convivialité avec la rencontre avec des lecteurs, et pour ma part, suffisamment de travail pour ratraper ma défaillance de la veille.




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