Système TeamSpeak du Réseau Jeux-Strategie.com Abonnez-vous à nos flux RSS Mur du Réseau Jeux-Strategie.com
 
- Le NetMagazine des jeux video de stratégie 

Dimanche - Journal de Bord

Et voici venir la dernière journée passée au Festival ! Déjà ! Il faut dire que nous n'avons pas vu le temps passer. Et ce n'est malheureusement pas aujourd'hui que nous pourrons le rattraper : le timing est extra serré et nous devons quitter le salon aux alentours de 15h, histoire de pouvoir prendre tranquillement notre avion !


8h30 : toujours ce satané réveil. Mais cette fois, la douce idée que c'est la dernière fois qu'il nous arrache aux bras de Morphée compense largement notre envie de vérifier son aérodynamisme en le balançant par la fenêtre. Nous ne mettons donc pas longtemps à nous extirper de nos lits trop durs et à descendre avaler notre petit déjeuner, trop dur également. Là, après une longue explication avec le gérant, Justicius pense avoir enfin obtenu ce qu'il veut : beaucoup de lait, très peu de café ! Cela n'a pas été sans peine, croyez moi : le gérant de l'hôtel s'obstinant à chaque fois à parler de "Café au lait", là où Justicius voulait un "Lait au café". Heureusement que le Tarbais est par nature bien plus obstiné que le Parisien... Justicius arbore donc un sourire satisfait, sourire qui disparaitra aussitôt en voyant arriver deux toutes petites carafes, une contenant un peu de lait et l'autre un peu de café. Notre ami est alors à deux doigts de sortie le drapeau blanc et à dire "GG". C'est ce moment que je choisis pour voler à son secours en lui redonnant un peu de mon surplus de lait. Et la voilà à nouveau tout heureux... Ce qu'il ne faut pas faire, je vous jure, pour contenter un homme du terroir !


9h25 : il est l'heure de quitter l'hôtel qui nous a servi d'exil pendant ces 4 jours. Mais avant cela, il faut passer à la caisse. Et là, c'est le portefeuille qui n'est plus d'accord ! "L'Hôtel Idéal" a beau ne pas être si idéal que cela, il n'est pas donné. C'est donc avec l'impression d'avoir été fortement allégés, que nous partons. Oui mais voilà, "allegés" n'est pas vraiment le terme adéquat : nous sommes chargés comme des mules par les bagages. En chemin, le pauvre Justicius, déjà pas épargné par les blessures de guerre, souffre le martyr. Moi-même, j'avoue maudire mon sac à dos, contenant l'ordinateur portable, et mon sac de voyage !


9h40 : nous arrivons devant la porte "Presse/VIP" du salon. Il ne reste plus qu'à attendre l'ouverture. Pendant ce temps, nous jetons un oeil aux alentours et force est de constater que le public est venu en moins grand nombre en ce beau dimanche matin que la veille : la queue a perdu de sa superbe.

9h55 : le vigile ne semble pas commode. Alors en attendant qu'il se retire du passage, nous revoyons notre emploi du temps : Justi doit faire quelques vidéos détaillant toutes les unités de RUSE, tandis que je dois réserver nos places devant Blood Bowl et Cities XL. Ensuite, nous devrons regagner la salle presse pour mettre en forme les vidéos, les photos et bien sûr, le compte rendu de la veille. Puis, il ne nous restera plus qu'à manger et à quitter le salon pour rejoindre un des plus vieux administrateur de Jeux-Strategie.com, Namspopof, qui s'est gentillement proposé pour nous amener à Orly (non sans un petit détour "Apéritif").

10h : les fauves sont lâchés. Tandis que les premiers gamins (et adultes !) courent ventre à terre vers les bornes, Justi se précipite vers le stand PC de RUSE et je me faufile vers le stand de Focus Interactive, la musique de Fort Boyard dans nos têtes (mais aucun nain alentours !).

10h05 : j'arrive enfin devant les PC de Blood Bowl. Je m'installe donc devant l'un d'eux puis entame une discussion informelle avec un des développeurs du jeu. Profitant de mon inattention, un gamin de 15 ans mon cadet (Bouh que je suis vieux ! Snif...) fait mine de me piquer la place. Il a à peine poser un bout de sa fesse droite sur le tabouret que je le fusille du regard. Brusquement, il stoppe son mouvement et reste ainsi de longues secondes à me regarder, une fesse dans le vide et l'autre en équilibre instable. Puis, sans demander son reste, il s'est enfui (c'est le mot), tout tremblant. Dans le brouhaha ambiant, j'ai même cru discerner le jappement d'un chien effrayé. Je n'ai sur le moment pas trop compris sa peur si soudaine : certes j'étais furax qu'il tente de me piquer ma place, mais je n'allais pas non plus le manger. Ce n'est qu'après, en passant devant un miroir que je comprendrais l'objet de sa frayeur : mes yeux étaient, par manque de sommeil, globuleux et injectés de sang, ma peau était d'un blanc maladif tandis que de grosses gouttes de sueur dégoulinaient de mon front, suite à ma course. Le tout combiné avec mon maillot du Stade Toulousain me donnait l'air d'un ancien joueur du stade qui aurait été victime du virus de Left 4 Dead. Assez effrayant, je l'avoue !

10h15 : en attendant Justicius, je me lance dans une petite partie de Cities XL et, malgré l'impression de confusion qui ressort du jeu, je perçois aisément tout son potentiel : outre le coté MMO qui apporte un énorme plus, c'est la gestion très poussée de l'offre/demande et du frêt de ressources (pétrole, main d'oeuvre, clients, etc.) qui m'impressionne le plus. De ce point de vue là, Sim City 4, LA référence du genre, passe pour simpliste. Mais l'absence de certaines options choquent. A voir donc ce que donnera la version finale.

10h35 : Justicius me rejoint enfin, accompagné par deux personnes. Il tente de me les présenter mais avec le bruit ambiant, je ne peux comprendre qu'un mot sur deux. Je suppose donc qu'il s'agit de deux de ses connaissances et, le voyant discuter avec eux, me replonge dans mon test de Cities XL : il faut dire que le temps passe vite et que j'ai encore fort à faire ! Ce n'est que dix minutes plus tard que je comprendrais de qui il s'agissait : c'était Empereur Nicolas, un de nos rédacteurs. Du coup, avec mon accueil on ne peut plus froid, il ne doit pas voir eu un bon a priori sur moi. J'essaye de le retrouver parmi la foule compacte pour me faire pardonner mais en vain. Il a décidement été dis qu'aujourd'hui, je passerai pour un monstre...

10h45 : nous attaquons la vidéo interview du développeur de Blood Bowl. Un art difficile tant le bruit ambiant est assourdissant et les gens sans gêne. Mais Justicius s'en sort comme un chef et une seule prise suffira. Il en sera en revanche tout autrement pour la vidéo de présentation des elfes noir, une des trois races qui devrait bientôt intégrer le jeu : de multiples annonces intempestives dans les haut-parleurs juste à coté ainsi que de nombreuses erreurs de ma part (je confondrais notamment Jeux-Strategie.com avec Jeuxvideo.com) nous obligeront à la refaire 3 ou 4 fois pour enfin obtenir un résultat correct.

11h10 : les vidéos étant terminées, nous pouvons prendre la direction de la salle presse pour parachever notre travail. Là, nous y retrouverons toute la fine équipe du site vossey.com, un portail qui couvre les jeux Valve et dont le professionnalisme, malgré le fait qu'ils sont tous bénévoles, nous laisse admiratifs. L'occasion de discuter ensemble de la difficulté de trouver des rédacteurs fiables et de l'effet de la crise sur les sites de jeux vidéo. Une très agréable discussion qui nous aura notamment permis de retrouver l'accent si chantant de Toulouse en la personne d'un rédacteur de vossey !

12h : les vidéos sont en cours de chargement tandis que je m'applique à rendre le plus vivant possible la finale des WCG de la veille, opposant Syde à Tod. Justicius, de son coté, profite du fait que je squate le PC pour repartir faire un tour des stands... Décidement, à croire qu'il a peur de la salle presse !

12h30 : l'heure pour Justicius d'aller se chercher à manger. Histoire d'être plus à l'aise pour avaler son sandwich, il s'installe juste à coté de moi, titillant sans le savoir mes papilles olfactives. Du coup, sitôt qu'il a fini de manger et profitant du fait qu'il ne reste plus qu'à attendre la fin des uploads, je sors à mon tour pour flâner un peu dans le salon et pour, accessoirement, trouver ma pitance.

13h : tandis que je reviens vers la salle presse, je découvre de nouvelles hôtesses, particulièrement sexy, que je n'avais pas du tout vu jusque là. Lorsque j'en touche un mot à Justicius, celui-ci me dit qu'il était déjà au courant et a même fait des photos des demoiselles. Je comprend mieux soudain sa volonté de ne jamais rester très longtemps avec moi, prétextant le plus souvent le besoin d'aller voir le stand de RUSE. Le petit canaillou...

14h : les photos mettent plus de temps que prévues pour s'uploader. Du coup, on va certainement être en retard pour quitter le salon. J'appelle Namspopof pour qu'il vienne nous chercher un peu plus tard que prévu. Justi, lui, est reparti faire un dernier tour du salon ! Du moins, c'est ce qu'il dit...

14h45 : à mon tour de visiter une dernière fois le Festival. Il faut dire que jusque là, je n'en ai pas vu grand chose. Alors du coup, tout me semble neuf.

15h20 : mon attention est attirée par une foule en délire qui hurle régulièrement "Moi, Moi" sans que je comprenne pourquoi. Je m'apporche donc et découvre qu'il s'agit du stand FNAC qui a décidé, pour le dernier jour, de jeter en pâture à la foule quelques jeux. Intéressé, je m'approche encore un peu plus quand soudain un des vendeurs jette une boite de jeu PC. Par reflexe, je l'attrape au vol, arrachant ainsi un soupir de déception à un adolescent boutonneux. Je pense d'abord à lui donner la boite quand je découvre qu'il s'agit de Batman Arkham Asylum, un des jeux que je voulais absolument m'acheter pour avoir tester la démo. Du coup, pas de cadeau : il avait qu'à être plus grand ! J'aurais d'autant moins de regrets quand je verrais qu'il porte déjà une poche FNAC pleine de jeux. Retour donc à la salle de presse avec mon trophée comme preuve de ma visite.

15h40 : l'heure de dire "Au revoir". Nous traversons donc les différents stands en direction de la sortie. Dehors, Namspopof nous attend.

16h15 : nous arrivons enfin chez Namspopof, près d'Orly. L'heure est maintenant à l'apéro et à la déconnade avec un personnage particulièrement sympathique et spontané. L'occasion également de pouvoir disctuer de vive voix du Réseau jeux-Strategie.com et des différents problèmes que tout site de notre importance rencontre forcement un jour ou l'autre.

17h30 : charmé par notre hôte, nous n'avons même pas vu le temps passer. Il va falloir nous dépécher pour arriver à temps à Orly.

18h : finalement, la circulation était plus fluide que ce que l'on craignait. Nous sommes donc largement en avance. Cela tombe bien puisque dans la précipitation Nams nous a déposé à Orly Sud, et non à Orly Ouest comme il était prévu. Il va donc encore une fois marcher, avec tout notre bazar. Ce sont les pieds de Justi qui vont être contents.

19h : l'enregistrement terminé, nous attendons dans le hall que l'embarquement commence. J'en profite pour allumer l'ordinateur portable, me connecter au site  et finir d'uploader les photos. Heureusement, la connexion à l'aéroport est bien meilleure que celle du Festival. Du coup, ce qui prenait des heures à la Porte de Versailles, ne prend ici que quelques minutes !

20h15 : l'avion décolle enfin, près de 25 minutes après l'heure prévue. La faute à des passagers qu'on attendait. Toujours aussi jaloux de mon après-midi galante du vendredi, Justicius entame la conversation avec sa voisine de siège. En moins de dix minutes, les deux comparses discutent comme deux amis qui ne se seraient pas revus depuis des mois. Je suis donc obliger de le reconnaitre : 40 ans certes, le Justi, mais l'instinct du chasseur est toujours là !

21h20 : arrivée à Toulouse, Blagnac. Cette fois le vol s'est bien mieux passé qu'à l'aller, malgré les nombreux nuages sur notre route. A croire que le pilote avait cette fois bien passé son brevet de pilotage... Karine, ma compagne, nous attend avec impatience. Une fois les retrouvailles passées, nous regagnons mon petit chez moi aux Sept Deniers.

22h : après un petit encas, Justicius part de chez moi pour retourner dans ses Hautes-Pyrénées. Les conditions de conduite ne sont pas optimales : il fait nuit et l'averse menace. Il se fera d'ailleurs peur à plusieurs reprises sur l'autoroute  glissante mais arrivera à bon port chez lui.


C'est ainsi que se termine notre escapade au Festival du Jeu Vidéo 2009, à Paris. En espérant que vous avez apprécié vivre avec nous ces quelques moments. A l'année prochaine...


Réseau Gamers et Stratégie. Association Loi 1901 à capacité juridique.
©1998-2017 Réseau Gamers et Stratégie - Tous droits réservés - Mentions légales