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Comparatif des meilleurs jeux de gestion de foot

Football Manager, L’Entraîneur & LFP Manager 2010

 

 Trois prétendants pour un seul poste

 

 

 

  Tandis que l'offre de jeux de management sur PC se diversifie, les singularités de chacun de leurs trois représentants principaux ne cessent de s'affirmer. Football Manager, L'Entraîneur et LFP Manager 2010, ces trois prétendants visent chacun tant à affiner leurs traits distinctifs qu'à introduire de nouveaux concepts en vue de prendre l'avantage sur leurs concurrents. Commentant et décryptant ce match entre nos trois prétendants, ces états généraux des jeux de management de football sur PC en 2010 se proposent encore d'aiguiser la curiosité du profane, de guider le novice dans ses premiers pas et de prodiguer d'avenants conseils au joueur. Coup d'envoi.

 

 

 

Football Manager 2010, le titulaire indiscutable

 

 Football Manager 2010Depuis la scission au sein de la franchise L'Entraîneur en 2005, Football Manager semble asseoir un peu plus chaque année sa domination sur le marché des jeux de management de football. La série se distingue notamment par la richesse et la justesse de sa base de données qui propose toujours plus de championnats et d’équipes jouables. Elle axe le quotidien des managers en herbe autour de la gestion des entraînements, de la mise en place de tactiques et de leur gestion en match (lesquels matchs sont visualisables en 3D depuis la version 2009). Elle permet encore de prendre en main les relations publiques avec les médias et en interne au club avec les joueurs ou les dirigeants ou de maîtriser la politique de recrutement et les finances du club.

 

Au titre des nouveautés présentées par la version 2010 sortie en octobre dernier figurent notamment une amélioration des performances du jeu (la lenteur des temps de chargement des versions précédentes ayant été unanimement critiquée) et une refonte du moteur de visualisation des matchs. Un éditeur permettant de créer rapidement et facilement une tactique personnalisée a encore été introduit, de même que la possibilité de "crier" des ordres à son équipe depuis le banc de touche (les “manager shouts” repris de LFP Manager) de façon à modifier instantanément son style de jeu (ceci pourra notamment permettre de tenir un résultat en fin de match ou au contraire de pousser pour inscrire le but victorieux).

 

 

 

Configuration minimale :

 

 

 

Windows XP / Windows Vista / Windows 7

 

Processeur 1.4GHz ou supérieur (Windows XP) - 2.0GHz ou supérieur (Windows Vista / Windows 7)

 

Mémoire 512 Mo Ram (Windows XP), 1Go Ram (Windows Vista / Windows 7)

 

Carte Graphique 128 Mo minimum. NVidia FX 5900 Ultra ou supérieur; ATI Radeon 9800 ou supérieur; Intel 82915G/82910GL ou supérieur

 

Les cartes plus anciennes/moins puissantes pourront n'afficher que les matchs en 2D et ne seront pas prises en charge par le support technique SEGA

 

Les versions pour ordinateur portable de ces cartes ne seront pas prises en charge par le support technique SEGA.

 

 

 

L’Entraîneur 2010, la recrue prometteuse

 

 Entraîneur 2010L'année 2010 marque également le retour de la série L'Entraîneur. Fruit d'un développement long de deux ans, Championship Manager ou L'Entraîneur 2010 surprend notamment par son nouveau moteur graphique 3D (l'ensemble des jeux de management étant progressivement passé à la 3D) et par son nouveau système d'analyse des matchs (ProZone) pour se poser en sérieux rival à Football Manager.

 

L'édition 2010 s'attache en particulier à développer le volet entraînement. Il est ainsi possible de diriger les séances d'entraînement de manière quotidienne au travers d'une série d'ateliers individuels et collectifs (le joueur pouvant en créer de nouveaux). De nombreuses combinaisons tactiques (y compris pour les phases de jeu arrêtées) peuvent être mises en place. Le jeu pêche néanmoins quant au réalisme et à la plausibilité des transferts de joueurs, nous y reviendrons. L'entraîneur season live propose enfin 6 mises à jour mensuelles actualisant résultats et classements des différentes compétitions ainsi que les transferts et statistiques des joueurs. Il est dès lors loisible au joueur d'entamer une partie à divers moments majeurs de la saison de sorte de gérer au mieux les différentes situations rencontrées par son équipe préférée dans la réalité (prendre les commandes de l’équipe de France juste avant France-Irlande par exemple).

 

 

 

Configuration minimale :

 

 

 

Microsoft Windows XP/Vista.

 

Processeur Pentium 4 3 GHz ou équivalent Athlon XP

 

1GB de mémoire système

 

Carte graphique compatible Direct X 9. 128Mb nVidia FX 5600, ATi Radeon 9800 ou équivalent

 

Carte son compatible DirectX 9.0c

 

3GB d'espace disque libre

 

 

 

LFP Manager 2010, l’éternel remplaçant

 

LFP Manager 2010 La série LFP Manager développée par EA Sports montre quant à elle de multiples singularités à l'égard de ses concurrentes mais ne parvient toutefois pas à convaincre. Elle donne principalement le primât aux fonctions de manager plutôt qu'à celles d'entraîneur en permettant notamment de gérer les finances du club de manière très fine. Ce faisant, elle néglige néanmoins le réalisme de la base de données (qui sera la moins étendue des trois jeux) et souffre encore d'une gestion bien trop approximative des tactiques aux dépens du contrôle du jeu de l'équipe.

 

La version 2010 a notamment introduit un mode de jeu en ligne gratuit permettant à jusqu'à huit joueurs de disputer toute une saison en 2 à 3 heures, les matchs se déroulant en mode texte. Le mode de visualisation des matchs pour sa part basé sur le moteur d'animation de FIFA 09 (également développé par EA Sports) compte au rang des réussites de cet opus. Outre les nombreux ajouts à des fonctionnalités déjà existantes (nouvelles animations pendant les matchs, options ralentis, etc), LFP Manager 2010 présente un nouvel éditeur de stade décrit comme plus simple d'accès. Il permet enfin également de construire de nouvelles infrastructures autour du stade du club entraîné, des installations sportives, à la restauration en passant par les transports en commun, les zones VIP ou encore les vestiaires.

 

 

 

Configuration minimale :

 

 

 

Microsoft Windows 2000/XP (non compatible avec Microsoft Windows 95, Windows 98/ME et Microsoft Windows NT), utilisable avec Microsoft Windows Vista
Processeur Intel Pentium III à 1,3 GHz ou équivalent
1 024 Mo de RAM, 2 048 Mo recommandés (en fonction du nombre de ligues sélectionnées)
Carte graphique 64 Mo (AGP/PCI-E)
12 000 Mo disponibles sur le disque dur
Lecteur DVD-ROM 8x
Carte son compatible DirectX 9.0c

 

 

 

Après cette présentation succincte de nos trois prétendants, il appartient de mieux les découvrir ainsi que de les opposer au travers de certains de leurs aspects.

 

 

 

La base de données

 

 La base de donnéesPar base de données, nous entendrons ici essentiellement le nombre de championnats, de clubs et de sélections nationales jouables, le nombre de joueurs et de membres de staff ainsi que son réalisme (il s'agit principalement d'analyser la rectitude des statistiques des joueurs, des budgets des clubs, etc).

 

Si Football Manager 2010 semble dominer en termes quantitatifs, il séduit également le plus en ce qui concerne le réalisme de sa base de données. Les statistiques et aptitudes des joueurs y sont fidèlement reproduits (jusqu'à leurs mouvements préférés, il ne sera ainsi pas rare d'observer par exemple Cristiano Ronaldo user des passements de jambes qu'il affectionne tant)…si fidèlement que des mods pour jeux de football tels que Pro Evolution Soccer basent leurs propres bases de données sur les travaux des « scouts » de Sports Interactive partis observer des joueurs aux quatre coins du monde.  L'évolution des aptitudes d'un joueur n'est, avec cet opus 2010, toutefois plus déterminée à l'avance mais sera plutôt basée sur l'interaction qu'il entretiendra avec ses entraîneurs ou la fréquence de ses matchs. De manière générale, l'environnement du joueur prend dès lors une place importante dans l'évolution de ses aptitudes. On retrouve en outre les jeunes joueurs prometteurs  de la réalité dans Football Manager tandis que des joueurs fictifs apparaissent dans les centres de formation au fil des saisons.

 

A contrario, les statistiques des joueurs évoluent dans LFP Manager et L'Entraîneur 2010 de manière quasi immuable selon les parties. Les deux jeux pêchent réellement quant à leurs bases de données, non pas tant que celles-ci ne soient pas complètes (elles couvrent la majeure partie des championnats intéressants). Elles ne sont en revanche pas aussi réalistes que dans Football Manager. Ainsi, les valeurs de joueurs ou leurs choix de carrière apparaissent très étonnants dans LFP Manager (on pourrait citer par exemple des joueurs moyens de Ligue 1 côtés à plus de 10 millions d'euros). Dans L'Entraîneur, c'est principalement le système de « perles » (des joueurs prédéfinis qui acquièrent presque systématiquement un très bon niveau, peu importe l’évolution de leur carrière) qui nuit à la plausibilité des parties qui sont de fait assez répétitives.

 

 La base de donnéesLa base de données
LFP Manager 2010                      L'Entraineur 2010

 

En ce qui concerne les mouvements de joueurs (ou transferts), Football Manager semble encore dominer en termes de réalisme. Ainsi, chaque club jouit d'une certaine réputation à laquelle s'ajoutent la réputation du manager et des joueurs. Celles-ci vont déterminer le choix des joueurs convoités à rejoindre ou non votre club. Il sera par exemple quasiment impossible de faire signer David Beckham à Créteil, tandis qu'un joueur amateur signera des deux mains un contrat proposé par le Real Madrid. Il appartiendra par ailleurs au joueur de s'entourer d'un staff réputé de sorte à attirer les joueurs les plus talentueux.

 

Si L'Entraîneur fonctionne sur le même modèle (avec néanmoins quelques incohérences concernant le montant des transferts, l'intelligence artificielle étant bien trop généreuse avec le joueur), les transferts sont totalement irréalistes dans LFP Manager où un club de Ligue 1 pourra faire signer de très bons joueurs facilement et pour une somme modique (le joueur du Milan AC Thiago Silva considéré comme le meilleur défenseur brésilien actuel signant par exemple à l'Olympique de Marseille pour 4 millions d'euros). Ceci est pour part dû à un défaut d'appréciation des joueurs par le jeu (certains très bons joueurs sont dépréciés et vice versa) mais également aux incohérences de l'intelligence artificielle.

 

 

 

Notes base de données :

 

Football manager 4/4

 

L'Entraîneur 3/4

 

LFP Manager 2/4

 

 

 

Le recrutement

 

 Le processus de recrutement est géré différemment par les trois jeux. Dans L'Entraîneur et Football Manager, il appartient de négocier en premier lieu avec le club du joueur convoité. Il est loisible au joueur de formuler une offre de transfert ferme (par exemple le Paris-Saint-Germain propose 15 millions d'euros à Chelsea pour le transfert de son attaquant Nicolas Anelka). Celle-ci peut être assortie de diverses clauses telles qu'un paiement échelonné sur 3 à 48 mois, un prix de revente (Getafe achète Esteban Granero au Real Madrid pour 3 millions d'euros, étant entendu que le Real pourra racheter ce joueur à tout moment pour 4 millions d'euros), une prime à la revente (l'Olympique de Marseille achète Hatem Ben Arfa à l'Olympique Lyonnais pour 13 millions d'euros, étant entendu que sera reversé à Lyon 20% du montant du prochain transfert du joueur) ou encore des primes liées au nombre de matchs joués en championnat ou en sélection nationale, voire au nombre de buts marqués (Arsenal achète Jose Antonio Reyes au FC Seville pour 17.5 millions de livres, étant entendu qu’une somme supplémentaire sera versée si le joueur inscrit un nombre déterminé de buts avec Arsenal). L'ensemble de ces primes permet aux clubs qui ont peu de moyens financiers ou qui ne sont pas sûrs de leur acquisition de l'agrémenter de sorte de pouvoir recruter en échelonnant un paiement ou encore de réduire le risque de mauvaise opération financière (si un attaquant dont le transfert comportait une prime liée au nombre de buts marqués n'en inscrit aucun avec son nouveau club, la prime ne sera pas versée).

 

Le joueur pourra également formuler une offre de prêt (le joueur intégrera son nouveau club pour une période déterminée avant de retourner dans son club initial). Celle-ci peut être assortie d'une indemnité, évidemment moins importante que s'il s'agissait d'un transfert définitif (l'Olympique de Marseille acquière par exemple le joueur de l'Internazionale Alberto Mancini en prêt pour 6 mois et pour un montant de 2 millions d'euros). La période de prêt doit également être déterminée (entre deux et douze mois en principe). Une option d'achat peut enfin être amendée au contrat afin que le club acquéreur puisse recruter le joueur de manière définitive en cas de versement de cette somme au club propriétaire, lequel versement qui peut intervenir à tout moment (l'Olympique de Marseille prête Garry Bocaly à Montpellier avec une option d'achat de 1 million d'euros, c'est-à-dire que Montpellier pourra acquérir le défenseur à tout moment en cas de versement d'une telle somme à l'OM).

 

Le manager en herbe peut enfin tenter d'acquérir un joueur pour une période d'essai durant laquelle il ne pourra disputer de compétition officielle (ceci est très improbable en ce qui concerne des joueurs de haut niveau, cette option ne saurait concerner que les joueurs plus du tout désirés par leur club) ou formuler encore une demande de renseignements visant à interroger le club propriétaire quant à la somme qui conviendrait pour la cession d’un joueur déterminé. Il est également possible d'adjoindre la cession d'autres joueurs au transfert dans le cadre d’un échange (le FC Barcelone acquière Zlatan Ibrahimovic aux dépens de l'Internazionale pour une somme de 35 millions d'euros à laquelle s'ajoute la cession au club italien de l'attaquant barcelonais Samuel Eto'o).

 

Une fois que les clubs se sont mis d'accord, il appartient de négocier le contrat du joueur avec son agent. Dans ce contrat doivent être définis sa durée, le montant du salaire du joueur, voire d'autres clauses (prime pour but marqué, augmentation annuelle de salaire, etc). L'agent du joueur indique au club acquéreur les exigences salariales de son client, lesquelles devront souvent être satisfaites en vue de la réalisation du transfert.

 

 

 

Dans LFP Manager, le processus est inversé et apparaît plus fidèle à la réalité. Il appartient de négocier d'abord avec l'agent du joueur afin de sonder le joueur au sujet de son éventuel intérêt pour un transfert, puis de lui formuler une offre de contrat avant de prendre contact avec le club en vue de négocier l'indemnité de transfert.

 

Dans la réalité, un club acquéreur prendra probablement contact avec l'agent du joueur afin de connaître les exigences du joueur et lui proposer un précontrat avant de négocier le transfert avec le club puis de signer enfin le contrat du joueur. Il est en effet légalement interdit de négocier un contrat avec un joueur déjà engagé envers un autre club, c'est sans doute pourquoi Football Manager et L'Entraîneur ont choisi de faire précéder la négociation avec le club propriétaire de la négociation avec l'agent du joueur.

 

 

 

En toute hypothèse, chaque manager se voit attribuer un budget de transfert qu'il pourra utiliser pour acquérir de nouveaux joueurs (et qu’il ne peut en principe outrepasser...en principe seulement !), étant entendu qu'une certaine part des sommes touchées lors des ventes de joueur sera reversée dans ce budget. Nous y reviendrons lorsque nous traiterons plus en détails la gestion des finances du club.

 

 

 

Notes recrutement :

 

LFP Manager 1.5/2

 

Football Manager 1/2

 

L'Entraîneur 1/2

 

 

 

Visualisation 3D

 

 Si les vétérans des jeux de management de football auront connu des jeux où les matchs étaient retranscrits dans une fenêtre de texte avant d'être retransmis en 2D (où des pions faisaient office de joueurs), l'heure est aujourd'hui à la visualisation des matchs en 3D. Celle-ci a été peu à peu adoptée par Football Manager et L'Entraîneur après avoir été inaugurée par LFP Manager.

 

Etant de fait pionnier en la matière, c'est LFP Manager 10 qui semble offrir la meilleure visualisation 3D héritée du moteur de FIFA. Les joueurs et les stades sont finement détaillés et leurs mouvements relativement cohérents. En dressant l'oreille, on pourra même entendre les chants des supporters de certaines équipes. Il est par ailleurs possible dans LFP Manager 10 de cliquer directement sur un joueur sur la pelouse pour obtenir toutes les informations qui le concernent. De nouvelles caméras (ligne de touche, vue d'oiseau, suivi d'un seul joueur, etc) permettent d'analyser les matchs beaucoup plus efficacement. Pour la première fois également, l'entraîneur est représenté sur la ligne de touche et peut (en principe seulement) influencer le cours d’un match par le biais des "hurlements d'entraîneur" (“Manager Shouts”) réintégrés cette année (plus de 70 animations et 15 hurlements différents promis par EA Sports).

 

 Visualisation 3DVisualisation 3DVisualisation 3D
Football Manager 2010      L'Entraineur 2010        LFP Manager 2010

 

De la même manière que dans LFP Manager, Football Manager (depuis 2009) et L'Entraîneur proposent un mode de visualisation des matchs en 3D. La vitesse du jeu ainsi que les actions retransmises (match entier, moments clés, buts) peuvent être définies par le joueur, de même que les vues. Des défauts subsistent néanmoins dans chacun de ces deux jeux en ce qui concerne l'animation des joueurs et la cohérence de leurs mouvements (notamment lorsque les actions sont assez longues). En ce qui concerne les outils d'analyse des matchs en 3D, ProZone de L'Entraîneur semble supérieur et plus détaillé que l'outil d'analyse de Football Manager. Les deux demeurent néanmoins satisfaisants.

 

 

 

Notes visualisation 3D :

 

LFP Manager 2.5/3

 

Football Manager 2/3

 

L'Entraîneur 2/3

 

 

 

Entraînements

 

 Les entraînements constituent la routine de tous les managers. De ce fait, leur place demeure essentielle dans un jeu de management, et l'écueil procède ici de ce que les entraînements soient si ennuyeux que le joueur ne s'en occupe pas. C'est véritablement le cas dans LFP Manager et dans une moindre mesure dans Football Manager où il appartient au manager de veiller à ne pas trop accroître la charge de travail à laquelle sont soumis les joueurs en vue d’écarter les risques de blessures trop fréquentes.

 

Par contraste, diriger les entraînements dans L'Entraîneur demeure un réel plaisir. Il est possible de mettre en place un certain nombre d'ateliers collectifs (attaque-défense, match d'entraînement notamment) ou individuels (frappes, dribbles, etc) chaque jour. Dans les trois jeux, le joueur pourra définir les priorités d'entraînement (on pourra par exemple entraîner un joueur à un autre poste que son poste naturel si on l'y estime plus compétent) et assigner des membres du staff pour diriger les séances.

 

LFP Manager propose néanmoins une certaine originalité en permettant d'organiser des mises au vert (en piochant dans le budget du club) aux quatre coins de l'Europe et plusieurs autres activités censées préparer l'équipe avant un match crucial (bien que l'on ait peine à ressentir leur effet).

 

 Entraînements

Les Entrainements à l'Entraineur 2010

 

 

Notes entraînements :

 

L'Entraîneur 1.5/2

 

LFP Manager 1/2

 

Football Manager 1/2

 

 

 

Tactiques

 

 TactiquesConcernant les tactiques, L'Entraîneur et Football Manager présentent de nombreux points communs. Il est ici traditionnellement possible de déterminer la formation de jeu (4-4-2, 4-3-3, 3-5-2, etc) mais encore de donner des consignes collectives et individuelles. On pourra ainsi notamment régler le rythme de jeu et la nature des passes souhaitées, d'assigner des joueurs spécifiques pour tirer les coups de pied arrêtés voire de demander à un défenseur de marquer de manière très stricte l'attaquant adverse (il est même possible d'essayer de le blesser...!). Football Manager 2010 introduit cependant une nouveauté par rapport à ses prédécesseurs : un éditeur de tactiques. Celui-ci permet de créer une tactique en quelques clics et de manière très simple (il suffit de déterminer certains paramètres). De manière générale, les tactiques disponibles par défaut sont d’une efficacité irrégulière. Il est souvent conseillé de les adapter à l'effectif à sa disposition. En revanche, créer des tactiques de toutes pièces demeure en tout état de cause l'apanage des joueurs expérimentés. 

 

Les tactiques peuvent être modifiées en cours de match (les changements prennent quelques minutes à s'effectuer pour simuler la transmission de nouvelles consignes lors d'un arrêt de jeu), Football Manager permettant de donner des consignes à effet certes immédiat mais à portée plus vague (« tous en défense » ou « tous en attaque » par exemple). Celles-ci sont surtout utiles en fin de match lorsque le temps manque et qu'il s'agit de tenter (presque de manière désespérée) d'influer sur le cours du match.

 

Dans LFP Manager, la création et la mise en place de tactiques répond aux mêmes grands principes bien que les options soient un peu différentes. Néanmoins, on a peine à ressentir leurs effets durant les matchs et on a la désagréable impression que les consignes ne sont que très rarement respectées. Est-ce voulu par les développeurs ? On peut en effet espérer qu'il s'agit ici de retranscrire l'idée que l'influence des tactiques et de l'entraîneur est en fin de compte plutôt restreinte et que c'est essentiellement du fait de son talent qu'une équipe obtient de bons résultats. De nombreux contre-exemples tirés de l'actualité du football suffiraient néanmoins à réfuter cette hypothèse.

 

 Tactiques
Football Manager 2010

 

Notes tactiques :

 

Football Manager 2.5/3

 

L'Entraîneur 2/3

 

LFP Manager 1/3

 

 

 

Medias

 

 L'interaction avec les medias constitue la tâche quotidienne des managers modernes. Ceux-ci ont envahi l'espace public et cela se ressent également dans le monde du football où une bonne gestion des relations publiques d’un club est nécessaire pour y réussir. Les trois jeux ont essayé, chacun à leur manière, de mettre en oeuvre cette réalité.

 

LFP Manager est celui qui réussit le mieux en la matière. Les medias sont littéralement omniprésents dans la gestion du club et il appartiendra de répondre à leurs sollicitations régulières, qu'il s'agisse de commenter les performances d'un joueur, d'évoquer des projets de recrutement ou encore de préciser les ambitions du club. LFP Manager réussit précisément là où Football Manager et L'Entraîneur échouent : mettre en place un système d'interaction avec les medias qui ne soit pas rébarbatif. Dans Football Manager, les mêmes questions reviennent d'une semaine à l'autre dans les conférences de presse d'avant et d'après-match, à tel point que l'on préférera envoyer l'entraîneur-adjoint répondre aux questions des journalistes.

 

Les effets des déclarations que le manager peut tenir dans la presse sont en revanche plutôt bien simulés. Dans les trois jeux, il est possible de motiver (ou au contraire de décourager) un joueur, l'ensemble de l'équipe voire une équipe adverse en répondant d'une certaine manière aux sollicitations des medias. Les medias n'hésiteront pas à non plus à fabriquer des rumeurs envoyant certains joueurs dans votre club ou à l'inverse, certains de vos joueurs dans d'autres clubs. Il appartiendra ainsi au manager de répondre à ces rumeurs voire à pousser le vice jusqu'à confirmer l'intérêt du club pour un joueur...bien qu'il ne s'agisse en réalité que d'une rumeur infondée, de nature à détourner l'attention des medias du joueur réellement visé par le club !

 

A noter enfin un bon point pour Football Manager qui permet d'annoncer publiquement son intérêt pour un joueur en vue d'un transfert, ce qui peut participer à mettre son club en difficulté ou à flatter le jour convoité.

 

 

 

Notes medias :

 

LFP Manager 1.5/2

 

Football Manager 1/2

 

L'Entraîneur 1/2

 

 

 

Finances

 

 La présence d'un volet de gestion des finances peut apparaître paradoxale dans un jeu de management de football. C'est en effet en principe l'apanage du président du club ou tout du moins du président du conseil d'administration et pas le rôle d'un manager. C'est cette approche minimaliste qu'ont pris Football Manager et L'Entraîneur dans lesquels la gestion des finances se limite à l'attribution par le comité directeur d'un budget pour les transferts et les salaires, budgets que le manager peut gérer librement. Il est également possible d'émettre des requêtes à l'endroit du comité directeur (demande d'agrandissement du stade, demande d'augmentation du budget des transferts, demande d'amélioration des infrastructures du club, etc). Le feu vert du comité directeur est néanmoins indispensable et c'est lui qui prendra par exemple en charge l'agrandissement du stade (le manager ne peut que proposer le principe, c'est le comité qui choisira les modalités, l'ampleur et les délais de l'agrandissement). Il faut en outre rappeler que le comité directeur peut à tout moment limoger le manager qui est de fait inférieur dans la hiérarchie administrative du club.

 

La gestion des finances est donc réduite aux prérogatives réelles des managers dans Football Manager et L'Entraîneur. Par contraste, LFP Manager permet de gérer des aspects très variés des finances du club, à la manière d'un véritable président. Si ceci n'est pas strictement réaliste, il est très plaisant de pouvoir par exemple ouvrir un appel d'offre pour la location de panneaux publicitaires dans le stade, de décider des tarifs de la billetterie, de lancer la commercialisation d'un nouveau produit de marchandising ou encore de prévoir l'ouverture d'une nouvelle loge VIP dans le stade. Un très large panel d'options est disponible de sorte que le joueur peut gérer en détail les finances de son club. Des tableaux retraçant l'évolution des dépenses et des recettes permettront d'apprécier la gestion sur le long terme des finances du club.

 

 FinancesFinances

 

Notes finances :

 

LFP Manager 1.5/2

 

Football Manager 1.5/2

 

L'Entraîneur 1.5/2

 

 

 

Durée de vie

 

 Pour ce qui est enfin de la durée de vie de ces titres, chacun s’attache à tenter de simuler l’émergence de nouvelles générations et les résultats des compétitions de manière réaliste, avec cependant une réussite inégale.

 

Dans Football Manager, la gestion des jeunes joueurs (comme expliquée plus haut) est plutôt satisfaisante et sera pour grande partie fonction de l’environnement du joueur. De fait, le niveau moyen de l’ensemble des joueurs n’est pas bouleversé avec les saisons. C’est plus ou moins la même chose dans L’Entraîneur (avec néanmoins des évolutions plus prévisibles). Dans les deux jeux, des joueurs factices remplacent progressivement les effectifs actuels de manière assez fluide. La transition est en revanche un peu plus brutale dans LFP Manager où l’on peut observer de réelles incohérences (joueurs incroyablement performants dès leur apparition par exemple).

 

Pour ce qui est du réalisme des résultats, la difficulté du jeu est assez limitée dans les trois jeux, avec une fois de plus un mauvais point à LFP Manager où la finesse tactique est moins prégnante. On retrouve dans les trois jeux des résultats assez surprenants (le FC Sochaux pourra par exemple terminer sur le podium de Ligue 1 pour la saison 2009-2010). De fait, les résultats deviennent assez souvent bien trop incohérents après une dizaine de saisons, c’est pourquoi il sera souvent préférable de recommencer une nouvelle partie une fois arrivé à ce stade.

 

On peut néanmoins se satisfaire de pouvoir entraîner divers clubs avec un environnement assez réaliste pendant une telle durée.

 

 

 

Notes durée de vie :

 

Football Manager 1.5/2

 

L’Entraîneur 1/2

 

LFP Manager 1/2

 

 

 

Notes globales :

 

Football Manager 7.5/10

 

L’Entraîneur 6.5/10

 

LFP Manager 6/10

 

 

 

Conseils généraux

 

 Le premier pas dans ces jeux de management de football consiste à choisir son équipe. Veillez tout d’abord à bien « penser » votre partie. Vous pouvez choisir votre club préféré et tenter de le mener à la gloire, prendre les rênes d’un gros club (FC Barcelone, Real Madrid, Manchester United, Inter Milan, etc) mais gare aux mauvais résultats qui peuvent entraîner votre licenciement ! Certains clubs dans lesquels des entrepreneurs du Golfe ont récemment investi seront particulièrement amusants à jouer du fait de leur budget alloué aux transferts très élevé (Manchester City, FC Chelsea). Il sera ainsi possible de composer l’équipe de ses rêves durant la période de recrutement…il faudra néanmoins compter un certain délai pour que les joueurs s’acclimatent à leur nouvelle équipe !

 

Le joueur pourra au contraire entraîner un petit club afin de lui faire gravir les échelons. Il est par exemple possible avec LFP Manager 2010 de créer un club de toutes pièces. Le challenge est stimulant mais réservé aux joueurs expérimentés ! Pour une première partie, il est toujours préférable de choisir un club dont on connaît l’effectif (son club préféré par exemple !) ou à défaut une grosse cylindrée (clubs précités).

 

Si vous choisissez une sélection nationale, il est en outre conseillé d’entraîner un club en parallèle (soit avec le même compte joueur soit en en créant un autre) car autrement la partie promet d’être fort ennuyeuse (il n’y a que peu d’animation entre les compétitions et matchs internationaux bien qu’il soit possible de superviser des joueurs en vue de les sélectionner). Sachez enfin que les trois jeux simulent tout à fait les périodes de chômage (après un licenciement ou une démission) durant lesquelles vous pouvez postuler dans les clubs ou sélections où le poste d’entraîneur est vacant. Après le dépôt de votre candidature et de brèves négociations avec les dirigeants, vous pourrez, en fonction de votre réputation, être engagé ou non.

 

 

 

Par ailleurs, lorsque vous entraînerez un club réputé, certains de vos joueurs seront régulièrement appelés en sélection internationale. Il est loisible au manager en herbe de donner des consignes aux sélectionneurs lorsqu’il s’agit de matchs internationaux amicaux. Vous pourrez par exemple demander que votre joueur ne joue pas plus d’une mi-temps ou encore refuser tout simplement qu’il joue le match (ce qui peut être source de tensions avec les fédérations nationales…).

 

 

 

Visualisation des matchs, vitesse et gestion des medias

 

 Durant les matchs, il est conseillé de ne visualiser que les moments clés. Bien entendu, il est possible d’assister à l’intégralité des matchs ! Mais cela ne présente guère d’intérêt et se révèle très vite lassant. A l’inverse, il faut néanmoins faire attention à ne pas laisser les matchs défiler trop vite afin d’avoir le temps de modifier sa composition voire sa tactique le cas échéant. En ce qui concerne les causeries d’avant-match, de mi-temps et d’après-match, il appartient de veiller à ne pas trop dramatiser des matchs peu importants, autrement vous perdrez en crédibilité lorsque les gros matchs arriveront et aurez alors de la peine à motiver vos joueurs. Les conseils de l’entraîneur-adjoint sont en la matière souvent pertinents (notamment dans Football Manager 2010).

 

 

 

Du côté de la vitesse du jeu, il faut prendre garde au moment de la création d’une partie de ne pas sélectionner trop de championnats car ceux-ci peuvent utiliser beaucoup de mémoire vive et ralentir le jeu de manière considérable. Ne sélectionnez pas les divisions inférieures à la première si vous n’entendez pas entraîner des petits clubs. Pour une première partie par exemple, les premières divisions des championnats allemand, anglais, italien, espagnol et français suffiront amplement. La pertinence de ces remarques est néanmoins fonction de la puissance de votre machine…

 

 

 

La gestion des medias sera elle aussi déterminante de votre succès. Il est déconseillé de répondre aux déclarations enflammées d’entraîneurs adverses dénigrant votre équipe avant une rencontre. Il est également déconseillé de produire de telles déclarations à l’égard des équipes adverses. A moins que l’entraîneur qui soit l’auteur de telles déclarations ne jouisse d’une éminente réputation, celles-ci n’auront pour seul effet que de motiver davantage les joueurs adverses. Il est revanche bienvenu de saluer les performances de vos joueurs (de manière nominative) lorsque l’un d’entre eux est l’auteur de prestations de qualité et régulières. Prenez néanmoins garde à ne pas en abuser, l’effet de telles déclarations semblent en effet décroître avec leur fréquence. Emettre des critiques à l’encontre d’un joueur dont le niveau de jeu est décevant peut également, selon les circonstances, lui être bénéfique, de même que le prononcé de sanctions (en forme de simple avertissement ou de retenue sur salaire) peut être bienvenu après des écarts de conduite (comportement violent durant un match, absence injustifiée à un entraînement, etc).

 

De la même manière, il est inutile de critiquer les décisions arbitrales litigieuses dans la presse. Ceci ne saurait avoir pour seul effet que de vous mettre la Fédération à dos qui peut prononcer des suspensions.

 

 

 

Gestion de l’effectif et des tactiques

 

 Pour ce qui est de la gestion de l’effectif et des tactiques, il appartient de prendre de multiples précautions. Un groupe professionnel de 22-25 joueurs est conseillé (comprenant si possible trois ou quatre jeunes prometteurs issus du centre de formation – ceci est notamment utile pour les compétitions européennes qui fixent des quotas de joueurs formés au club dans l’effectif). En-dessous de ce chiffre, il sera difficile de faire face aux blessures en cascade (notamment fréquentes dans Football Manager). Au-dessus, il sera complexe de gérer les ambitions et aspirations de chacun, les joueurs qui ne jouent pas régulièrement n’hésitant pas à s’en plaindre dans la presse, ce qui peut tendre l’atmosphère du vestiaire et nuire ainsi aux résultats. Il est dès lors plutôt bienvenu d’avoir une équipe titulaire en tête, avec quelques possibilités de rechange (le recrutement joueurs polyvalents – c’est-à-dire pouvant évoluer à différents postes – est à cet égard idoine).

 

L’effectif désiré doit être déterminé durant la phase de pré saison afin d’effectuer les changements d’effectifs adéquats (vente ou achat de joueurs). Un effectif comportant trop de joueurs d’un niveau homogène (30 par exemple) appartiendra ainsi d’être « dégraissé » (vente d’une dizaine de joueurs). J’apprécie particulièrement de ne dépenser le budget de recrutement que sur quelques joueurs très ciblés (2 voire 3 grosses recrues). S’il peut être utile d’y adjoindre un ou deux joueurs prometteurs et peu chers, il semble plus viable sur le long terme de ne pas trop modifier l’équipe titulaire à chaque inter saison et de ne l’enrichir que de manière progressive avec des joueurs supérieurs à ceux du club (bien que leur recrutement puisse être difficile évidemment !).

 

 

 

En ce qui concerne les tactiques, de multiples options sont offertes. Elles sont également fonctions des ambitions du club (un club qui joue le maintien a intérêt à surtout renforcer sa défense) et de sa culture tactique (difficile de jouer de manière prudente lorsque l’on entraîne le FC Barcelone !). Les grandes options sont le 4-4-2 (formule équilibrée, en losange ou en carré au milieu de terrain, exemples du FC Bordeaux ou de Manchester United), le 4-5-1 (les deux milieux défensifs permettent en principe d’avoir une assise défensive solide mais les joueurs offensifs seront en infériorité numérique face aux défenseurs adverses, exemple de l’équipe de France) et le 4-3-3 (un danger incessant porté sur le but adverse avec deux ailiers mais cette tactique nécessite d’avoir des milieux de terrain de très haut niveau, notamment au poste de récupérateur ! exemple du FC Barcelone). Ce choix cornélien doit bien entendu correspondre à une politique d’ensemble de gestion du club.

 

A titre d’illustration, en jouant l’Olympique de Marseille, je choisis de mettre en place une tactique en 4-3-3 en recrutant un milieu de terrain de haut niveau (Rafaël van der Vaart, mis sur la liste des joueurs transférables par son club, le Real Madrid) ainsi qu’un avant-centre (Pierre-André Gignac du Toulouse FC, meilleur buteur de Ligue 1 en 2008-2009 et joueur qui est de plus fan de Marseille). Je vends en revanche de nombreux joueurs sur lesquels je ne compte pas pour la saison à venir (Brandao ou encore Julien Rodriguez). Voici par exemple un onze titulaire qu’il est possible de mettre en place avec Marseille après la période de recrutement, onze qui permet en principe d’obtenir de très bons résultats : Mandanda – Bonnart, Diawara, Heinze, Taïwo – M’Bia, Lucho, Van der Vaart – Ben Arfa, Gignac, Niang.

 

 

 

Pour finir, de nombreuses « perles » (jeunes joueurs très performants) pourront compléter votre effectif pour un prix très modeste. On pourra par exemple citer l’attaquant italien de 18 ans Gianmarco Zigoni qui peut être recruté pour moins d’un million d’euros ou encore l’arrière droit nigérian Chibuzor Okonkwo de 21 ans (compter quelques centaines de millions d’euros pour le recruter). Les références pourraient être multipliées en la matière mais cela ne présenterait que peu d’intérêt (cet article propose par exemple 22 recrues pour Football Manager 2010 : http://www.footmanager.net/forum/le-22-qualite-prix-t20767.html). Les conseils généraux ici prodigués ont semblé apparaître à cet égard plus pertinents et permettront probablement de guider le joueur à travers ses premiers pas, tel est du moins leur ambition et ainsi que celle de cet article dans son ensemble. Bon jeu !

 

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