Epilogue
Sur une colline non loin de la plage, une vieille femme regardait s’éloigner les trois navires, une larme coulait lentement sur ses joues fripées.
Lentement un homme s'approcha d'elle. Il était jeune et sa longue chevelure blanche flottait dans le vent.
- Mes respects noble dame.
La vieille femme ne se retourna pas, qui, sinon lui, pourrait être là à cet instant.
- Si tu viens pour savourer ta victoire, sache que je ne serais pas de bien bonne compagnie.
- L'avenir n'est pas écrit, nous sommes bien placés pour le savoir.
La femme se retourna violemment et les yeux pleins de colère dit :
- Ne vois tu pas que tous ce que tu prépares ne mènera qu'à la destruction.
L'homme lui aussi reprit avec fougue:
- Des cendres de ce monde vieillissant et stérile renaîtra les premiers âges, ou tout est possible. Ce nouveau monde attendra qu'on le modèle, la créativité qui en découlera fera en sorte que tout se réalise. Les limites seront dépassées et de nouveaux horizons apparaîtront. De ce nouveau monde la vie renaîtra.
- Faut-il pour autant détruire celui là ?
- Cela me semble indispensable. Les carcans et les chaînes que s'est imposé ce monde le rendent stérile. Seul une telle purification pourra le faire renaître.
- Tu es fou ! Depuis la nuit des temps nous avons cette conversation, et à chaque fois nous arrivons à la même conclusion. Entre nous il ne peut y avoir aucune compréhension.
- Nous ne sommes pas ennemis, ce monde est voué à la destruction. Plus tu t'obstineras à le sauver plus grande seras ta peine.
- Tu as gagné une bataille, mais certainement pas la guerre. Je t'ai souvent vaincu par le passé, tu ferais une grave erreur en me sous-estimant.. De toute façon la victoire finale ne peut te revenir, car elle signifierait le chaos.
L'homme s'avança auprès de la vieille femme et regarda lui aussi s'éloigner les bateaux, une fois qu'ils eurent tous disparut il ajouta :
- Nous avons, tous deux, un rôle à jouer dans l'avenir de ce monde. Depuis sa création c'est ta voix qui est suivit, il est temps que mon tour vienne.
La vieille femme disparut, sans même répondre. L'homme la suivit peut de temps après.

Image tirée de la bande dessinée Grossgen